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ART. 2. — Si (7) l’on sectionne un des canaux
entièrement et l’autre à moilié, chez une bête à
cornes, ou la moitié de chacun des deux, chez une
volaille, l'opération est invalide.
ART. 3. — Si (8) le canal n’a pas la circonférence
sectionnée en majeure partie en un seul endroit,
par exemple si, après avoir commencé à pratiquer
une incision à un endroit du canal, celui-ci a
tourné et qu'on en achève l’incision à l'autre côté,
par le wn 112, note 3, et le w’’n, note 2, il faut que la section des canaux soit si profonde que l’on puisse constater par un simple coup d'œil, sans avoir besoin de mesurer, qu’elle dépasse la moitié de la circonférence, sans quoi il convient de déclarer l’opération invalide, à moins qu'il ne s'agisse d’un cas où la déclaration d'invalidité entraînerait une grande perte d’argent. Cependant, ajoute le 75: 179 dans son 237 n\Y2w9, a. L., note 2, lorsqu'il s’agit d’une déchirure de la trachée faite fortuitement avant l'opération, dans quel cas l’animal est immangeable si la déchirure dépasse la moitié de la circonférence ($ 34, art. 1), on entend par l'expression « dépasser la moitié », quand cette profondeur est
constatée après mesure; car c’est précisément parce que
nous ignorons de quelle façon il faut expliquer le mot 2) (— dépasser la moilié) que nous devons dans chaque circonstance appliquer celle des deux interprétations qui est la plus aggravante. Cf. n90n au traité *+51n, 123», s. VW not, et N°20 vw Tin, a. .
(7) av du traité précité, 252, et Talmud, ibid., 28». (8) Talmud, 1. c., 302, et n12D3n, a. 1., ss. v. niv.
A14 RITUEL DU JUDAISME
de telle sorte qu'en additionnant les deux sections, elles embrassent ensemble la plupart de la circonférence, l'opération est valide, quand cela se passe chez la trachée aussi bien que chez l'œsophage ; l'opération (9) est dans ce cas valide non seulement lorsque les deux sections sont pra-
tiquées sur une seule ligne, mais aussi quand
l'une est faite plus haut, l’autre plus bas:
n'importe si c’est une seule personne qui a sectionné en deux ou trois endroits, ou si ce sont deux personnes qui ont opéré avec deux couteaux. Mais si ces diverses incisions ont été pratiquées sur un seul côté du canal, par exemple si, après avoir commencé à sectionner à un endroit, on abandonne cet endroit et on sectionne plus bas ou plus haut, mais du même côté, il faut qu'une de ces sections embrasse à elle seule la plupart de la circonférence du canal. S'il en est ainsi, ne füt-ce qu'à la deuxième section, l'opération est valide, bien qu'une telle section ne rende pas la plaie béante (10).
(9) Ibid. |
(10) D'aucuns émettent l’opinion (qui n’est pas admise, Talmud, 1. c., 19° et 302) que la section doit toujours être faite de telle façon que la plaie qui en résulte devienne, béante : nÿM29 onw {2y2. Or, en faisant
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ART. 4. — Si (11) la section est pratiquée de biais, en forme du bout d’une plume, ou en zigzag, en forme de la dentelure d'une étrille (12), l'opération est valide.
ART. 5. — Si (13) l'on achève la section survenue accidentellement à la trachée, en la portant de la moitié à la plupart de la circonférence, l'opération est valide, (GLose : à (14) condition que l'on soit certain de pas avoir perforé l’œsophage). De même, lorsqu'en commençant à sectionner la surface saine du canal, on donne sur une incision survenue accidentellement dans les parois du canal, de telle sorte qu'en additionnant la section pratiquée et celle qui existait déjà elles embrassent ensemble la plupart de la circonférence,
l'opération est valide.
plusieurs incisions, la plaie est moins béante que quand on n’en fait qu'une seule. De nos jours, toutes les lois contenues dans cet article n’ont aucune importance pra-
tique, à moins que tout ne se soit passé sans nulle pause,
attendu que nous déclarons ($ 23, art. 2, Glose) que la moindre pause invalide déjà l’opération. 2°, a. 1., note 8.
(41) Talmud, 1. c. |
(12) V. 50, a. L., note 3, et 1739 199, a. 1.
(13) Talmud, |: c.
Cana): V3", a: noté 5! Le) 91720; 1%, a. L., semble partager son avis.