‹ Rituel du JudaismeChapitre 26 sur 31 · ENS · texte numérisé non relu

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PREMIER TRAITÉ, $ XXII ; 117 faut pas rôtir l'animal en entier (4). Mais si on l’a rôti en entier, il faut jeter les veines et enlever Ja chair autour d'elles jusqu'à la profondeur d'une tranche (5), qui équivaut à l'épaisseur d'un doigt. | GLose I: Si (6) l’on a salé Ka viande avec les veines adhérentes, on enlève ensuite celles-ci et la viande est mangeable. D’aucuns (7) sont plus

sévères et exigent qu'on ratisse la viande autour des veines.

Si on a cuit l'animal en entier, il faut enlever , les veines ainsi que la chair autour d'elles, et le reste de la viande est mangeable, si la marmite

contient de matière comestible soixante fois (8)

l'appareil circulatoire. C’est pourquoi il faut le chasser tout à fait, soit en ouvrant les veines pendant l'opération, soit en découpant après l’animal en plusieurs morceaux. V. WN”+, a. L.,et n1201n au traité précité, 14, s. v. paox et $ 23, note 28.

(4) V. $ 76, art. 3.

(5) Cf. $ 105, au sujet de la différence entre ñ9%23 172 et n2395 +33. V aussi $ 10. art. 1, note 7.

(6) D’après le principe du Talmud, traité D'no2, 74 : 12919 Le 129122, c’est-à-dire le même agent (le sel) qui fait pénétrer le sing dans la chair l’en fait également ressortir. |

(7) Le Ÿ”239 etle 3x. V. $ 105, art. 9, Glose, et 2”’w, a. 1., noteG.

(8) Chaque aliment défendu se dissous dans un aliment

autant que le sang contenu dans toutes les veines, de manière à ce que le reste puisse dissoudre le

sang.

GLose Il: Lorsqu'on (9) enlève la tête à l'animal avant la cuisson, l'animal n'est plus considéré comme cuit en entier. C'est pourquoi il est d'usage d'enlever la tête à la volaille quand on veut la cuire en entier. V. plus loin $ 76, au sujet de la ligne de conduite à suivre en cas où l'on n'a pas sectionné les veines jugulaires.

ART. 2. — Chez (10) la bête à cornes, on n’a point besoin de perforer les veines jugulaires au moment de l'opération, puisque d'ordinaire on ne la rôtit pas en entier. Mais si l'on veut la rôtir entièrement, 1l faut perforer les veines au moment de l'opération ; si on ne l'a pas fait, il est défendu de la rôtir ou de la cuire entièrement.

GLOSE : Si on l'a rôtie ou cuite entièrement, ce cas est assujetti à la même loi qui esten vigueur

permis, quand ce dernier n’a aucun goût du premier, malgré la mixtion. Or, on obtient ce résultat, selon le Talmud, (’15n, 97, 98 et sqq.), quand la quantité de la matière permise ou dissolvante est soixante fois aussi grande que celle de la matière à dissoudre. V. $ 98.

(9) D’après le wN°’, a. L., le 13719.et le 5979 ny, $ 58.

(10) Talmud, 1. c.

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