‹ Rivalité de François I. et de Charles-QuintChapitre 21 sur 35 · I. ai · texte numérisé non relu

I. ai

(3) laUrrogaloiri- de Saiiit-Uonncl , du ï4 «•[iIciiiIim'. — IMil.. I, 43 r*.

(t) Sotte de l'tfûttoir» lit Bourbon, |>. 2!)3 s-.

profonds mécontenlemenls, ou se révolter coni lui au mépris des plus saintes oblig-alions. Le de Bourbon se décida pour la r'ébellion et la v( g-eanne ; il fut prêt à conclure le pacte funeste q^ avec la puissance du roi, menaçait l'intégfrilé royaume. Il n'alla cependant point à Bourg*, peur de se traliir. Sous le prétexte d'un pèlerin; à Notre-Dame du Puy, il se rendit dans la pai la plus montag-neuse de ses Ktals, et il s'établit à. Montbrison, capitale du haut P'orez, avec toute sa maison (1). C'est là qu'il fit venir l'ambassadeur Charles-Quint, que n'avait pu joindi-e à Boi l'envoyé de Henri VIII, masler Knig-ht, arrêté route par divers incidents. Le connétable dép< vers Beaurain deux de ses g-entilshommes, qui conduisirent, à travers la principauté de Dombesf le Beaujolais, le Forez, jusqu'à MontbHson, où il entra le soir du 17 juillet, suivi de Loquing-haui, capitaine au service de l'empereur, et de Chàt( son secrétaire. Il fut enfermé pendant deux joi dans une pièce voisine de la chambre du connél ble, et n'eu sortait que la nuit pour traiter m; rieusement avec lui (2).

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(1) OiiDs «a dépiVcho du U auAl, L. de Prael, RprÈs &voir appris 1 Cb&lenu, qui éluit cDTujrè à Loudres par Di-aumn, luut ce qu' paM£ il Huiitbrïsiin, IV'urtTnil il l'empereur «n lui eDvojint c traité conclu a.\eti le dut de Boui'bou : a Le dit Grariitui reriol pigné de ileut gvutilEliuiumes qui nieD^reiil le dil Reaurain et m pRgniu jutques eti uuu Tillellu ooniniéc HnoUirisnti. Le il. Boarbos^ parler au d. Benurnîu de uuit, etc. » — Arch. nnp. et ruy. dt Via,

(2) Dâpositioo de Siiiut-BoDnet. — Mss. Dupuv, u° 484, f. 43 r* d — DÉposition d'AuDC du Peloiu, i. Tl t*.

CONJURATION DU CONNETABLE DE ItOlIRBON. 39<J

Le connétable avait réuni à Montbrison un grand nombre de ceux sur lesquels il pouvait compter. Avant d'y arriver, il avait eu à Varennes un long entretien avec Aymard de Prie, seig-neur de Montpoupon, de la Mothe, de Lézillé, etc., ei capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances du roi, par l'aide duquel il croyait pouvoir se rendre maître de Dijon. Il était accompag-né de deux bommes d'ég'lise, ses confidents et ses conseillers, Antoine de Chabannes, évoque du Puy, frère du maréchal de la Palice, et Jacques Hurault, évèque d'.Autun. ïansanne, seig'neur de Chezelles, Philippe des Kscures, seig-neur de Quinsay-le-Gbaslel, ses chambellans; Jean de Bavant, .^nne du Peloux, Jacffucs de Ueaumonl, seigrneui' de Salig^ny, ses maîtres d'hôtel; le lieutenant de sa compag-nie d'hommes d'armes, Antoine d'Espinat, et d'Espinat le jeune, seig-neurde Coulombiers ; Robert de Grossone, seig-neur de Montcoubelin, Hector d'Angleray, seig'ncup de Bruzon, Hiig'ues Nag;u, seig-neur rie Varennes; les seÏR-neurs de la Souche, de Pompérant, de Laitière, de Lurcy, de Charency, et une foule déjeunes g;entilsliomnies du Bourbonnais, de r.^uverg-ne, du Forez, du Beaujolais (1), attachés à sa personne, dévoués à ses projets, lui formaient une cour, et ils étaient prêts à prendre les armes pour lui.

II avait fait venir des bords du Rhône à Montbri-

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