‹ Rivalité de François I. et de Charles-QuintChapitre 25 sur 35 · ÉLECTIOK DU PAPE CLEMENT VU · texte numérisé non relu

ÉLECTIOK DU PAPE CLEMENT VU

d'avoir tenu fidèlement sa promesse, et auquel il dit qu'il était prêt à tenir la sienne, et qu'il ne voulait pas d'autre pape que lui. Avec sa voix, il lui donna les voix du Romain Jacobaccio et des Véniliens Gornaro et Pisani. 11 l'aida même à en détacher du parti des vieux cardinaux trois autres qui, réunies à celles qu'il apportait et aux dLx:neuf dont disposait le cardinal Jules de Médicis, assuraient sa nomination. La majorité exig-ée ayant cessé d'ôlre douteuse dans la nuit du 17 au 18 novembre, on résolut de procéder le lendemain à un scrutin qui mît un terme à ce long- conclave. Ceux qui repoussaient encore le cardinal de Médicis, devenus certains que son élection se ferait sans eux, jug;èrenl qu'il valait mieux y concourir que s'y opposer, el ils demandèrent que le scrutin fût dilTéréd'un jour. Dans l'intervalle, ils convinrent de s'associer à la nomination du cardinal de Médicis; mais comme la plupart d'entre eux avaient juré de ne jamais y consentir, ils entrèrent dans la chapelle du conclave pour se délier les uns les autres du serment qu'ils s'étaient prêté. Ils y appelèrent le cardinal de Médicis, et, le soir même du 18, ilsle nommèrent par ar/rtra^/o/i. Le lendemain matin 19, cette élection fut rég-ularisée par un scrutin solennel, el l'unanimité des voix fut accordée au cardinal Jules de Médicis, qui devint pape sous le nom de Clément VII.

Le nouveau pape, immédiatement après son élection, avait promis de s'unir aux confédérés. II leur avait envoyé une partie du contingfent pécuniaire que le Saint-Siégfe, Florence, Lucques et Sienne devaient fournir pour Tentretien des troupes de la lig'ue italienne (1) et la poursuite de la gfuerre, qui avait continué en Lombardie. Bonnivet, n'ayant pas su profiter tout d'abord de ses avantagées, et au lieu d'attaquer le Milanais avec une impétuosité qui aurait pu être irrésistible, ayant ag*i avec une circonspection qu'il croyait savante et qui n'avait pas été habile, était bien vite arrivé au terme de ses succès. Le corps d'armée qu'il avait envoyé devant Crémone ne parvint pas à s'en rendre maître (2). Il le rappela dans son ancienne position de Monza, afin de resserrer le blocus de Milan, qu'il espérait toujours contraindre à se rendre. Il pressait celte g^rande ville de tous les côtés. Il avait fermé les diverses routes par lesquelles des vivres pouvaient y être portés. Ses g^arnisons à Abbiate-Grasso et à

{{) « Le pape a envoyé XX mille cscus dès que je Teins ysy... Les potentats corne Florence, Siene, Luques, n'ont toIu paie la contributioa de ses trois mois courans, le pape a fait que Florence vient XXX mille ducas...^ de Sienne V mille et au plus X, de Lucques V des XV mille des trois mois de la contribution. » Lettre de Charles de Lannoy à Charles V, écrite de Milan, le l**»" féyrier lo2i. — Arch, nnp. et roy. de Vienne,

(2) Du Bellay, Mémoires, p. 429 et 430.

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