ACTE DEUXIÈME
MADAME BARBENTANE
Vous allez peut-être faire l'innocent ?
d'altières.
Enlin, qu'as-tu fait des deux femmes, avec lesquelles tu es sorti, il y a cinq minutes!
Moi?
d'altières.
Eh ! oui, toi !
RIVAREZ.,
Décidément, mon oncle, il faut vous faire soigner !
d'altières.
Il a complètement perdu la mémoire I
LOUISE, allant vers Rivarez.
Vous avez peut-être oublié la gifle que vous m'avez donnée ?
BARBENT AXE.
Oui, la bouffe !
RIVAREZ.
Je VOUS ai donné une gifle ?
LOUISE
C'est-à-dire que vous me l'avez rendue !
MADAME BARBENTANE
Avec les intérêts composés. Vous ne lui devez rien !
RIVAREZ.
La plaisanterie a diu'é assez longtemps, voyons Louise.
Il veut lui prendre la main.
LOUISE
Laissez-moi, moneeur, vous m'avez frappée, je ne vous connais plus !
116 RIVAREZ ET LOUPY
RIVAREZ.
Je suis très doux, très pacifique^ mais il ne faudrait pas abuser de ma patience.
LOUISE
Vous allez recommencer, n'est-ce pas ?
M.\DAME BARBKXTANE, enlevant son manteau se retrouve en bicjcliste, elle va vers Riverez.
Cette fois, c'est à moi que vous aurez affaire.
BARBENTANE
Oui, c'est à elle que vous aurez affaire.
RIVAREZ.
Qu'est-ce que c'est que ça?.. Vous faites donc de la bicyclette?
MADAME BARBENTANE
Soyez tranquille, je vous renverrai votre costume.
RIVAREZ.
Mon costume ?
LOUISE
Partons, maman. Adieu, monsieur, vous m'avez souffletée, il y a des témoins^, nous divorcerons !
RIVAREZ.
Des témoins ? Lesquels ?
LOUISE
Mais> monsieur, papa, maman, et vos deux péronnelles !
RIVAREZ.
Voyons, mon oncle, vous m'avez vu gifler madame?
d'altiêres.
Sans doute.
madame BARBENTANE.
Il est fou à ligoter !