‹ Rivarez & Loupy; vaudeville en trois actesChapitre 83 sur 121 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

RIVAHEZ.

C'est un peu forti

MADAME BARBENTANE

Quand on a de ces, infirmités, on ne se marie pas.

LOUISE

On ne fait pas le malheur d'une jeune fille !

BARBENTANE

On ne désespère pas toute une famille !

MADAME BARBENTANE

On ne doit jamais frapper une femme !

- BARBENTANE

Même avec la main !

Dit un proverbe oriental.

Oh ! vous m'échaufifez les oreilles !

[d'altières.

Allons,, calme-toi. Tu ne vas pas recommencer?

MADAME BARBENTANE

Je suis de taille à lui répondre, mais il est bien trop lâche pour s'adresser à moi!

RIVAREZ.

Vous avez de la chance d'être une femme !

MADAME BARBENTANE

Vous n'êtes qu'un pleutre!

RIVAREZ.

Emmenez -la, c'est plus prudent.

MADAME BARBENTANE

Frapper une pauvre enfant qui ne peut lui répondre, c'est bien digne d'un gentilhomme!... tel

Geste.

118 RIVAREZ ET LOUPT

RIVAREZ.

Muselez-la, je ne réponds plus de moi I

LOUISE

Insolent I

Grossier personnage !

j MADAME BARBENTANE.

Tu n'oses pas^ tu es trop lâche ! Eh ! bien, c'est moi qui te la donnerai !

Elle le gifle, il lui rend la gifle. RIVAREZ.

Oh ! Tant pis, c'est elle qui l'a voulu!

MADAME BARBENT.\NE, criant.

Ah ! au secours! à l'assassin!

Elle tombe sur une chaise à droite.

BARBENTANE

C'est une honte I Deux gifles dans la même soirée I

RIVAREZ.

Voulez-vous la troisième?

BARBENTANE, venant au milieu.

Vous êtes assez lâche pour me la donner !

Il retourne à 1 extrême droite.

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