‹ RivarolChapitre 109 sur 203 · Id., 2° série, n · texte numérisé non relu

Id., 2° série, n

4. Id., id., id. « Nous ne regardons pas comme aristocrates les gens de cour et les nobles; ils n'ont jamais été à nos yeux que d'ennuyeux libertins à Paris, ou deâ mendiants à talons rouges à Versailles » (f" série, n" 14; note).

appartiendraient. « Telle est, d'après les décrets de FAssemblée nationale, la Constitution française : il n'y a point en France d'autorité supérieure à la loi {article /*''); et cette autorité réside dans l'Assemblée nationale (aWzc/e^). Y a-t-il là quelque équivoque ou quelque ressource pour la royauté *? »

Cependant le roi a son vétol Eh! qu'est-ce qu'un veto qui n'est pas absolu, sinon un droit à' empêcher qui n emjoêchera pas ^? Si on dit encore que le consentement du roi est nécessaire, entendez qu'il est forcé ^ Le roi n'a pas même le droit de remontrances, et il doit signer les articles du 4 Août sans en discuter le contenu. Que sert d'avoir proclamé que la France est un Etat monarchique, que la personne du roi est inviolable et la couronne héréditaire, si une Assemblée permanente, que le roi ne peut dissoudre, où ses ministres ne sont pas admis à prendre part aux délibérations, est seule chargée de faire la loi? Louis XVI n'est plus que « le grand officier », que « le greffier » de l'Assemblée ^ Elle l'attache à la machine politique, mais ne l'y fait pas entrer ^ Il n'a plus que l'exergue des monnaies ^; il est dans la Constitution comme ses ancêtres sont à Saint-Denis : un mort couronné \ Les Français qui voulaient une monarchie, croient-ils encore en avoir une? Qu'ils se détrompent. Il n'y a plus à la place qu'une démocratie armoriée d'une couronne ^

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