Petit Dictionnaire, préface
ration si salutaire » *. Un M. Garât, un abbé Nool ne lui semblent même pas mériter le nom de journalistes : ils sont « les journaliers de l'Assemblée » \ — « Ce M. Cerutti, avec ses phrases luisantes, s'attache à tous les grands hommes; c'est le limaçon de la littérature : il a laissé partout une trace argentée; mais ce n'est que de la bave ^ » Il a un vieux compte à régler avecDinochau : « Il se trouve dans l'Assemblée nationale beaucoup d'hommes de génie auxquels la nature a refusé le don de la parole, et qui, pour ne point sevrer la patrie de leurs sublimes conceptions, ont été obligés de se faire journalistes. Parmi ceux qui ont embrassé cette profession honorable et qui l'ont remplie avec autant de civisme que de désintéressement, il faut distinguer M. Dinochau, député de Blois, qui a l'intrépidité de continuer le Courrier de Madon quoiqu'il n'ait que soixante-dix abonnés. Nous avons eu souvent l'occasion de manifester l'intérêt que nous prenons à la gloire de ce législateur aimable qui ne laisse pas que d'être un écrivain profond » *, etc.