Id
3. Second Mémoire. " Peut-être, disait la Reine, un jour au rais-je sauvé la noblesse, si j'avais eu quelque temps le courage de l'affliger; je ne l'ai point. » [Mémoires de Mme Campan, II.)
il est roi, et tous les moyens qui maintiennent la forme monarchique sont ses moyens. Tout le reste lui est plus qu'étranger ^... Un roi n'est en effet que le chef du plus fort -.... Il faut hien se répéter cette grande vérité : que la monarchie recommence. Il faut donc recourir aux éléments, c'est-à-dire tirer du tiers état le parti qu'en ont tiré les premiers rois de France \ »
Ceci va loin, et aboutit apparemment à autre chose qu'à « donner des dîners » aux « Dantons et autres de cette espèce ». La feinte qu'il conseille au roi, il ne lui cache pas qu'elle devra demain être en grande partie une réalité. Il essaie de le mener à une très réelle métamorphose. Avait-il tort de penser que le salut était à ce prix? Il savait — tout aussi bien que nous — qu'un pareil effort serait difficile à Louis XVI : « Le roi, ayant été élevé par la noblesse et avec la noblesse, n'a pu tout à coup se détacher des intérêts, des passions et des maximes de cet ordre, et cela est naturel : tout change en nous et hors de nous, avant que nous changions nous-mêmes. On ne se défie pas assez des effets de l'éducation. On ne dit pas assez : que serais-je, si j'avais été élevé autrement? Mais, ajoutait-il, dans la personne de Louis XVI, le roi devrait l'emporter sur l'homme \ »
Il n'a rien négligé pour l'y résoudre. Pendant tout le mois de septembre 1791, en cet instant décisif où une