Dans le manuscrit : des
2. Une addition est ici indispensable, de même que plus bas en deux endroits où je mets les mots entre crochets. J'ai corrigé çà et là l'orthographe et la ponctuation du copiste.
iî38 ^ RIVAROL.
Il y a cela d'agréable avec M. de Rivarol qu'il nous évite de chercher la formule des louanges (ju'il peut mériter. S'il s'était moins loué, cependant, nous le louerions davantage. Il est incontestable qu'en donnant quelquefois de mauvais exemples, il a donné de bons conseils; il a violemment prêché la sagesse, il a gourmande ceux qui prétendent devancer le temps comme ceux qui veulent en remonter le cours; il a répété que les lois, les institutions, les mœurs se tiennent; il a travaillé, sinon réussi, à substituer en politique — j'emprunte la formule à M. Taine — à ce que le xvni*' siècle nommait la raison ce que le xix^ siècle nomme la science \ Mais enfin si son vœu s'était réalisé, la France aurait eu une sorte de royauté à la Louis-Philippe à la place de la Révolution et de l'Empire. C'est une question de savoir si elle y eût
1. Voir la belle étude de M. G. Monod sur Taine. Rien n'est plus honorable pour Rivarol que d'avoir été tant de fois cité et loué par M. Albert Sorel dans L'Europe et la Révolution.