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met-il son point d'honneur à s'en tenir à des conclusions qu'il croit avoir appuyées sur une donnée scientifique. Plus il est convaincu qu'elles désoleraient ou démoraliseraient la plupart des gens, plus il lui plaît qu'elles soient celles de M. de Rivarol.
J'ai eu ce courage : j'ai lu le livre de Necker, De V Importance des Opinions religieuses. Il le fallait et je ne le regrette point; car je sais mieux à présent combien l'auteur des deux Lettres à Necker a d'esprit.
Necker est tout entier dans son livre, avec ses bonnes intentions et sa maladresse, son honnêteté et sa pesanteur genevoise. Un de ses contemporains a dit : « Necker portait la tète fort élevée et même renversée; et il y avait de l'affectation dans cette contenance, car le degré de renversement de sa tête était un thermomètre de la situation politique »*. Cette contenance ne sied que trop bien à l'astrologue destiné à choir dans un puits. En 1788, il n'était pas encore au fond du puits; il était seulement en disgrâce depuis quelques années ^ Et le premier tort de son livre est d'être le panégyrique de Necker par lui-même, nous dirions, je crois, aujourd'hui : une réclame électorale. L'orateur, en pensant au salut des âmes, « ne s'oublie pas et ne se laisse point oublier ». Chaque ligne crie : Voilà ce que je suis! Une âme pieuse, une belle âme! Ceux qui m'ont remplacé au pouvoir sont des athées, des mécréants. Ah! Français, que je vous plains de m'avoir perdu! — Cela est dans le genre de la lettre de Roland à Louis XYL — Yoyez-le tracer le portrait de « ministres sans vertu », dont « la corruption se propage », qui « parent