‹ RivarolChapitre 172 sur 203 · Petit Almanach, notice d'Aix de Buffardin · texte numérisé non relu

Petit Almanach, notice d'Aix de Buffardin

3. Gubières {Vie d'Antoine Rivarol) dit de la Lettre sur le Poème des Jardins et de celle sur le Globe aét^ostalique : « Ces deux lettres... qu'il ne

autant que lui le jour où V Almanach Littéraire lui attribuait ces vers au peintre du roi :

... Tu peins un jeune Roi De qui la gloire sans seconde Est d'avoir en tous lieux fait respecter sa loi Sans coûter une larme au monde ^.

Il a, cela est indéniable, une grande facilité naturelle, une très belle main '. Mais cette main, qui court si régulièrement sur le papier, comme il Fa exercée et comme il la surveille! 11 n'a rien voulu publier avant d'être armé de toutes pièces, « comme Minerve sortant de la tête de Jupiter » ^. Il s'est imposé de traduire Dante en raison même des obstacles que sa plume y aurait à vaincre. Exigeant pour les autres, il ne l'est pas moins pour lui-même : « Je vise dans ce que j'écris à une perfection qui fait que je n'influe pas sur mon siècle » ^, et Cbênedollé, qui a travaillé deux ans auprès de lui, dit qu'il était bomme à tenir une phrase quinze jours « sur le chevalet » ^ A cet égard encore ses Cajmets nous renseignent. Il s'y trouve çà et là de simples esquisses de développements, des thèmes à peine indiqués, des idées qui attendent l'expression; il s'y trouve des énoncés de problèmes dont il se propose de chercher

signa point, mais qu'on savait être de lui, parce qu'elles portaient l'empreinte de son caractère et le cachet de son talent >..... Il n'avait cependant publié encore que quelques articles anonymes au Mercure, mais on l'avait entendu causer. Ceci me fait souvenir que l'abbé Giraud, ayant coutume de dire à tout propos : « C'est absurde! » Uivarol répondait : « Il laisse partout tomber sa signature ». [Esprit de Rivarol.)

1. Voir Petit Abnanaeh, notice Rivarol. Les prétendus vers de Rivarol au peintre Rose sont dans V Almanach Littéraire de 1787. Grimm a cru naïvement ou malignement qu'ils étaient de lui [Correspondance, mai 1786).

2. C'est bien pourquoi il a été prié en 1793 de rédiger V Adresse du Peuple belge à l'empereur d'Autriche; le peuple belge, assailli par les armées de la « malheureuse France », y assure l'empereur de son dévouement et de sa lidélité. Peut-être est-ce le prince de Ligne qui lui a demandé d'employer sa « belle main » à tourner le compliment.

3. L'article nécrologique des Débats du 24 floréal an ix cite le mot.

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