CHAPITRE III
Le puriste de grand goût. Comment il admire les beaux génies de la Grèce et de Rome, en particulier Virgile; les maîtres du xvir siècle; Montesquieu, Buffon, Rousseau ; les chefs-d'œuvre des littératures étrangères; le théâtre de Shakespeare, les poèmes de Dante. Sa traduction de l'Enfer. Il goûte toute œuvre qui exprime la vie sous une belle forme d'art : p. 106 à 122. — Ses premiers Extraits sont une déclaration de guerre à l'école pseudo-classique; à ses yeux. Voltaire en est le patron responsable : il dresse un réquisitoire en règle contre lui : p. 122 à 128. — Son mépris des copistes : Dialogue entre Voltaire et Fontenelle: Lettre sur le poème des Jardins, le Chou et le Navet; articles sur Ducis, sur Florian; Parodie du Songe d'Athalie; jugements ou épigrammes sur La Harpe, Marmontel, Lemierre, etc. Il s'attaque à « la fourmilière » des Académies de province, des Musées, des petits recueils d'étrennes. Petit Almanach des Grands Hommes : p. 128 à 143. — Son mépris des gueux de lettres, des ratés. Ils pullulent à la veille de la Révolution. Ils s'acharnent après lui. Le prix de vertu de 1783. Brochure de Sauseuil, attaques de Framery, Garât, etc.; réponses au Petit Almanach; les Bagnolaises. La haine des grimauds fait honneur à Rivarol : p. 143 à loi. — Esthétique qui se dégage de ses admirations et de ses dédains. Ce qu'il cherche, il ne le trouve ni chez Restif, ni chez Mercier, ni chez Mme de Staël, ni chez Beaumarchais. C'est à Chateaubriand qu'il prépare la place; son amitié pour Fontanes et Chênedollé. A peine a-t-il aperçu Chateaubriand lui-même; il lit en 1800 une esquisse du Génie du Christianisme, et pressent en l'auteur « un grand écrivain » : p. 157 à 162.