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Archives du ministère des AfTaires étrangères, t

2. Lettre à Cappadoce Péreira du 1<"^ avril 1794. Son intérêt était, en 1789, de se mettre du côté de la Révolution dont il pressentait la victoire. Dire qu'il s'y est refusé pour ne pas renoncer « à ses vices coûteux » (M. Pellet, Les Actes des Apôtres, p. 15) est une bonne niaiserie; on pouvait très bien embrasser le parti de la Révolution sans devenir un Caton, témoin Mirabeau et quelques autres. Son intérêt en 1800 était d'aller du côté de Bonaparte dont il avait prévu le règne.

douce volupté du désir aux joies brutales de la possession. Il n'avait point écrit : « Il faut avoir Fappétit du pauvre pour jouir de la fortune du riche » *, sans savoir que la possession risque de tuer la jouissance. Il ne met pas, Dieu merci, sa gloire à avoir un bon tailleur; du moins s'habille-t-il avec goût : il veille à l'harmonie de toute sa personne et serait le prince des dandys, s'il daignait. Il préfère être un des plus agréables diseurs de galanteries qui se puissent rêver, de ceux qui savent — et qu'ils sont rares! — parler à la femme. Aussi l'a-t-elle adoré. Est-ce à lui qu'une femme murmurait, avide de l'entendre et prise comme à la douceur d'un chant : « Ah! sollicitezmoi bien ^î » La femme lui sait gré de ne point dire en la voyant passer, comme tel viveur de ce temps-là : « Yoilà une belle nuit qui passe ». Si nous ne connaissons pas les noms de ses maîtresses, nous connaissons ceux de ses amies, Mmes de Gréqui % de Vaudemont, de Béthisy, d'Houdetot, de Goigny, de Polignac, de Tessé, de Montmorin, de Sabran, d'Angivilliers, etc. Il ne faudrait pas chercher ses madrigaux dans le livre de l'innocent Sulpice de la Platiëre qui y a ajouté des gentillesses de Thomas Diafoirus. Mais qu'on lise ses vers à la reine de Prusse et à la sœur de l'empereur Alexandre *. Qu'on lise surtout

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