Mercure du 25 juin
3. Lettre aux auteurs du Journal de Paris, du 29 juillet 1785.
4. Expression qu'il applique, dans sa lettre sur les aérostats, aux rédacteurs du Journal de Paris.
5. Lettre à l'abbé Roman. Voir la Vie... de Rivarol de Sulpice de la Platière, I, p. 3. « L'opinion publique, dit Dampmartin {Notice citée), avait obligé les critiques à se taire. «
6. Mercure des 6 et 13 août 1785. Il n'y avait eu jusque-là qu'une allusion d'une demi-ligne dans le n° du 23 octobre 1784 (Annonces littéraires), à propos du livre de Sauseuil. Pour Garât, libre à qui voudra de glorifier son rôle politique. Mais que ceux qui songeraient à défendre la réputation littéraire de l'ex-ministre de la Convention devenu sénateur de l'Empire, veuillent bien lire ses articles du Mercure de 1780 à 1789; je sais ce qu'il en coûte. « Quel enfileur de phrases! » s'écriait le 1*'' vendémiaire an IX Bonaparte, qu'il venait de louer dans l'oraison funèbre de Kléber et de Desaix.
pas dispensé de l'équité môme envers ceux qui s'en dispensent; et M. de Rivarol a pu attaquer de grands talents, mais il n'a pu en détruire les succès. » Je n'énumère pas toutes les chicanes qu'il cherche ensuite à Tauteur du Discours. Si quelques-unes se sont trouvées assez judicieuses pour que celui-ci en ait tenu compte dans son édition de 1797, la plupart sont d'un homme qui ne comprend pas ou qui ne veut pas comprendre. Bien résolu à ne rien laisser subsister du Discours, à n'y point rencontrer une idée qu'il ne contredise, il aboutit aux plus étranges sophismes. Mais ce qui me frappe davantage, c'est l'air de tartufferie répandu là-dessus; ce sont les louanges doucereuses qui alternent avec les accusations d'ignorance ou de plagiat; c'est au milieu d'un factum de haine les tirades sur l'amitié : « premiers besoins du cœur »! c'est, aux dernières lignes, les félicitations et les exhortations affectueuses prodiguées à celui qu'on vient d'essayer de tuer et qu'on croit mort *. Le prétendu mort répond dans son É/pître au Roi de Prusse ^ qui est fort bien faite, et où il démasque le traître :
Sur ses feuilles de plomb il trace mon arrêt;
Pour cinq ou six lecteurs je suis mort, en effet.
Mais qu'importe? Aux Lourdis il est beau de déplaire :
Des Zoïles du temps méritons la colère.
Telle est la loi du goût! Si Lourdis ne le hait.
Le succès d'un bon livre est encore imparfait.
— Parlez mieux, dira-t-on, du chef de nos critiques; Lui seul dans les journaux fait des extraits classiques. Ses écrits, que l'on trouve obscurs, diffus et froids, Sont d'un homme qui pense et qui parle avec poids. Nous n'avons pas pour vous des sentiments de haine, Mais nous pleurons des arts la ruine prochaine;
Et puisse quelquefois notre utile rigueur Au bon goût qui se perd ramener un auteur.
— Ah! je vous reconnais, mes généreux confrères! Vous pleurez un succès, vos larmes sont sincères ^.
1. Grimm lui-même (août 1185) convient que la jalousie et la partialité se laissent ici trop voir. En 1798 encore, dans la préface de la nouvelle édition du Dictionnaire de l'Académie, Garât essayait de mordre Rivarol.