Chateaubriand et son groupe, IL
2. Ce doit être l'esquisse où se trouvait la belle page sur les sépultures
On me fit lire à Hambourg une esquisse sur le Génie du Christianisme, imprimée à Londres, qui annonce un ouvrage plus complet et plus étendu. Il y a du Fénelon et du Bossuet dans cette esquisse, et l'auteur, qui est jeune encore, nous promet un homme religieux et un grand écrivain *.
Un grand écrivain! Voilà un mot qu'il n'avait jamais appliqué jusqu'alors à un vivant. Nous voyions bien pour qui il le réservait.
royales de Saint-Denis : « On croirait... sentir les siècles ». Les bonnes feuilles étaient tirées et Chateaubriand les avait apportées, montrées en France au printemps de 1800 (voir Chateauhnand et son groupe, I).
1. Pensées inédites. Il eût été content s'il avait su que sa traduction de Y Enfer serait citée dans le Génie du Christianisme. La famille de Rivarol a gardé plusieurs lettres fort courtoises adressées entre 1815 et 1835 à son frère par Chateaubriand; lettres dictées à un secrétaire, mais signées de sa main. Le 17 octobre 1816, il lui écrivait : « Vous avez beaucoup souffert, M. le vicomte, pour la cause du Roi, et vous n'êtes pas récompensé; c'est la règle; mais nous autres, vieux fidèles, nous crierons toujours : Vive le roi! et grâce à Dieu, sur ce point, nous sommes incorrigibles. ■»