‹ RivarolChapitre 97 sur 203 · Id., 2' série, n · texte numérisé non relu

Id., 2' série, n

rois consultent commencent par des vœux, et finissent par des volontés *. » « Lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution, il faut la vouloir et la faire soi-même; elle était trop nécessaire en France pour ne pas être inévitable ^ » Plus habile ou plus habilement secondé, le roi (( aurait fait des économies, des réformes et des retranchements si sévères qu'il se serait bientôt rendu indépendant, et, au lieu de mendier de nouveaux impôts pour soutenir de vieux abus, il aurait été le maître de dicter à ses peuples une constitution qui eût fait leur bonheur et sa gloire ^ » . La convocation des Etats lui semblait donc une mesure périlleuse. Et son premier grief contre la cour était qu'elle se fût mise dans l'obligation d'y recourir.

A celui-là ne tardait pas à s'en ajouter un second. Elle faisait tout pour déchaîner la tempête et pour que la délicate épreuve avortât. Il aurait désiré « ou que le roi eût aboli tout à fait l'ancienne forme de convocation par ordres, comme gothique et née des siècles barbares que

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