Id., !■•« série, n
nous méprisons, ou qu'il l'eût conservée dans son entier. La méthode adoptée réunissait les inconvénients des deux partis \ » En effet, la double représentation accordée aux communes était un non-sens si elle ne sous-entendait pas le vote par tête. Dès lors il prévoyait « que la noblesse et le clergé voudraient opiner par ordre pour conserver leur veto, et n'être pas réduits à être de simples figurants aux États généraux, et que le tiers état voudrait opiner par tête, afin de jouir de la nouvelle existence qu'il venait d'acquérir; de sorte qu'il était apparent que les uns et les autres ne s'entendraient jamais » ^ Ces divisions, disait-il alors % « le roi aurait pu les éviter le jour même de l'ouverture des Etats généraux, en ordonnant aux trois ordres de commencer la vérification de leurs pouvoirs en sa présence.... Le roi n'a pu se croire ce jour-là aux États généraux : tous ces députés n'étaient encore pour lui que des voyageurs arrivés des différentes provinces de son royaume. Le premier mot de Sa Majesté pouvait être : Messieurs, qui êtes-vous? A cette question si naturelle, ils auraient répondu par l'exhibition de leurs pouvoirs, ce qui les eût forcés à se faire connaître au roi et à se reconnaître entre eux *. » En outre, les Etats s'assemblent près de Paris, « adossés à un énorme foyer de mécontentements et de corruptions de tous genres » ^ Si du moins la porte de la salle était fermée au petit peuple! Non, entrée libre; le petit peuple quitte ses ateliers « pour venir regarder des motions, s'échauffe de jour en jour, s'ameute autour de la salle, et, hors d'état de juger les questions, est toujours prêt à lapider ceux qui ne sont pas notoirement pour le