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AVERTISSEMENT

A peine a-t-on su dans le monde que notre entreprise n'était pas une chimère, ainsi que certains malveillants l'avaient fait espérer, qu'il nous est venu de tous côtés des inscriptions en assez grand nombre, et d'un assez g-rand poids, pour solliciter un Supplément. Nous allons y procéder, afin que cet important ouvrage approche de plus en plus de la perfection à laquelle il est appelé, et qu'il est pourtant de son essence de ne jamais atteindre; puisqu'étant annuel de sa nature, au moment même où nous le composons, il peut naître et il naîteilectivement plusieurs Grands Hommes dans les journaux, qui se jouent de notre exactitude, et la mettent nécessairement en défaut.

Mais avant tout, nous déclarons à l'univers entier (et ceci est sans appel) que cet ouvrage n'ayant été conçu que dans les vues d'encourager la jeunesse, et de la pousser soit dans l'Académie, soit dans le monde, nous n'admettons jamais les noms de ceux qui auront fait une fortune littéraire, et qui par conséquent peuvent se passer de nos éloges. L'obscurité n'est donc pas un titre pour notre almanach, quand on est de l'Académie, et nous comptons pour rien la médiocrité quand elle est à la vogue. Ceci peut s'appliquer à tous les cas, et sera irrévocable.

En conséquence, nous avons fort mal reçu les jolis vers de '^l.GaÀWa.Tà.SLir le Panaris de Madame du Foarqueux^ insérés dans tous les journaux.

Nous avons très mal reçu tous les opéras de M. Sédaine, plus riche à lui seul en citations convenables à notre Almanach que toute la littérature ensemble.

Nous avons retusé les petits couplets de M. le comte de

9^ nivAnoL

Choiseul-Meuse, tout précieux qu'ils sont. Pouvons-nous ajouter à la réputation de cet écrivain?

Nous refuserons très fièrement le porte-feuiîle de M. le comte de Barruel-Beauvert. Qu'a-t-il à faire de nos éloges?

Nous n'accepterons pas les chansons de M. le marquis de Champcenctz, pas même celles que ses ennemis lui accordent.

Nous résisterons ég^alement aux offres de M. le marquis de Marnesia, quoiqu'il puisse nous tenter avec un grand poème sur la nature.

Nous n'accepterons jamais la fable du Pêcher et du Peuplier de M. le vicomte de Ség^ur, quoique infiniment à notre bienséance.

Nous laisserons généreusement à M. le comte de Sesmaisons tout ce qui semble nous appartenir en lui.

Nous serons inexorables pour M. le chevalier de Florian, bien qu'il pût, ses vers à la main, forcer l'entrée de notre Almanach.

Nous la fermerons aussi à M. le chevalier de Bertin, quoiqu'il se soit écarté de M. de Parny pour nous faire sa cour.

Nous renverrons décidément les tablettes de M. le comte de Tilly, malgré l'urgence de nos besoins.

Enfin, plus sa^-es que Voltaire, nous serons sourds aux cajoleries multipliées de M. le marquis de Villette.

Qu'ajouterait notre faible voix à la renommée et à l'émulation de ces heureux écrivains, gens de lettres et gens du monde ?Ne vaut-il pas mieux garder nos encouragements et nos conseils pour les pauvres qui les demandent, que de les offrir aux riches qui les dédaignent ? Ne sommes-nous pas les Don Quichottes delà littérature, et n'est-ce pas à nous à tendre la main aux faibles, à dissiper l'obscurité des uns, à éclairer le talent des autres, à les avertir tous du succès de leur mérite ?

Fidèles à nos principes, nous allons passer au Supplément.

BXDON (m.) est réellement auteur d'une tragédie intitulée: Sinoris. Il n'est pas de précautions que nous n'ayons employées pour éviter les surprises.

Bor^NAY (m. de). Nous avons déposé ses chansons et ses

LITTÉnATURE QS

énigmes en main tierce, et nous sommes prêts à les produire, s'il s'élève quelque cloute sur l'existence de ce poète.

CAMiNADE DE CASTRES (m.). Nous invitous ce poètc à nous faire passer ses œuvres ou un certificat de vie.

CHAUDON (m. l'abbé) nous a recommandé son Dictionnaire des Grands Hommes morts, en huit volumes. Nous ne saurions nous-mêmes trop recommander aux jeunes «^ens la lecture d'un Répertoire, où l'on trouve à l'article Racine : « Que Milhridaie n'est qu'un épithalame ; que, sans les « fureurs d'Oreste et d'Hermione, Andromaqiie serait une u assez bonne tragédie, etc. )) Presque tous les jug-cments de cet illustre abbé sont aussi neufs, et jetteront un grand jour sur toute la littérature.

cossoN DE LA CRESSONNIERE (-M.). Ses couplcts sout imprimés et signés.

cousTiLLiER (m.). Sou diaioguc en vers avec M. de l'Empirée parut, il y a dix ans, ou, pour mieux dire, fut caché dans un Recueil tranquille et modeste qui ne faisait pas parler de lui. L'efl'et de ce dialogue avait sans doute été calculé pour dix ans, puisqu'il n'a fait explosion qu'avant hier, mais cet effet n'en est que plus terrible, et la renommée se dédommage amplement du silence auquel M. Cous- |tillier l'avait contrainte.

DAvm (m.). Poète. Son existence est bien prouvée aujourd'hui.

DORiGNY (m.), incertain.

DoucET (m. ) . Deux témoinsirréprochables nous ont répondu d*une chanson de M. Doucet.Nous ne serons pas si faciles à l'avenir, et nous exigerons les pièces.

DUMONTELET (m.). Sou Boujour aux Muses n'a pas eu les suites qu'on en attendait. On ne pouvait pourtant s'y prendre de meilleure heure.

DUPiN (m. l'abbé). Cet écrivain s'était caché dans quelques feuilles du Censeur universel anglais, et le Censeur s'était caché chez quelques épiciers ; mais nos infatigables coopé-

gô RiVAnoL

rateurs l'ont déterré, et nous l'ont ramené charg'é du quatrain suivant. 11 s'ag-it d'un groupe de Persée et d'Andromède :

Heureux Persée, achève ta conquête ; C'est peu d'être vainqueur d'un monstre furieux ; Sois-le encor d'Andromède, et qu'un myrthe amoureux S'entrelace aux lauriers que Minerve t'apprête.

DURANDE (m.). Les couplcts sigués de cet auteur avaient l'air d'être écrits à la main, et nous n'admettons que des pièces imprimées.

FEUTRY (m.) Cette omission est encore plus honteuse que les précédentes; et M. Feutry, l'un des Nestors de la petite littérature, ne peut que nous mépriser dans le fond de son cœur. A quoi servent donc quarante ans de travaux et quarante volumes de vers et de prose, s'il faut être oublié dans le premier Almanach du coin? Nous ne dissimulons pas notre étourderie et nos regrets.

FRAlssl^•ET DE LA GARRIGUE (m.) Son Commentaire sur l'Œdipe de M. Ducis est consulté par tous ceux qui n'entendent pas cette pièce.

grand'fontaine (m. de), conseiller et poète, garanti par nos correspondants.

grand'jaouet (m. l'abbé). Les fleurs de ces poètes éloignés se fanent dans les affiches de province, et seraient l'ornement de nos journaux, si nous étions assez heureux pour les avoir de primeur. Nous allons prendre des mesures pour être mieux servis Tannée prochaine.

jossAUD (le père), doctrinaire à Aix. Une Épître, adressée à un de ses confrères, et insérée dans le Mercure, a réjoui tout le royaume. Ce poète nous y apprend que :

Mangeur furieux,

Il dîne bien et soupe mieux ; Qu'il se régale de fromage.

Ou bien du ràble d'un laoin :

LITTÉRAIUHE gj

Qu'aussi son teint, naguère hâve, Prend la couleur de la santé; Que sa joue, autrefois concave.

Acquiert de la convexité, etc.

L'cpître de ce grand homme, adressée à un autre grand homme, est pleine de cette noble familiarité et de ces aétails cliarmanls qui sont le triomphe du vrai poète.

LANDRY DE BUBEL (m.) avouait UAG épigTamme en 1777.

LESCALiER (m.) a fait un poème sur la peinture, où toutes les difficultés sont bravées, et les règles soumises et matées. En voici un échantillon :

Gerardon plaît, mais moins que Vanostade; Près de Berghem, Breugle paraît maussade : Et Vauderverf si léché, si fondu.

N'est point égal au large et fin Metzu.

LONGCHAMPs (m. l'abbé de). Sa traduction de Properce fait le plus grand honneur à ses mœurs.

LUNEAu DE BoisjERMAiN (m.). Eucore un de ces noms qui doivent faire rougir des rédacteurs négligents. Cet écrivain a remis Racine en honneur par son admirable Commentaire : mais aussi courageux qu'habile, il avoue, dans ses notes sur Phèdre ^ que les figues incohérentes et les expressions recherchées du style font grand tort à la pièce. M. Luneau de Boisjermain, outre son commentaire, a écrit vingt volumes de vers et de prose. On dit aussi qu'il prépare des notes sur le Molière de feu M. Bret.

MAiziÈRE (m.), professeur à Reims. Voyez comme il fait parler homériquement le fier Achille au vieux Priam, qui lui demande à genoux une trêve de douze jours :

J'y consens, dit Achille, en lui serrant la main ; Adieu, compte sur moi; tu peux partir demain.

MERCIER (m.). Voyez M. RÉTIF DE LA BRETONNE.

MouTONNET DE CLAiRFONS (m.). Co poète-oratcur, fort peu touché de notre oubli, est venu à nous très paisiblement,

C Enfer du Dante à la main; nous l'avons lu avec une attention die^ne de réparer notre tort, et il nous a paru, au premier coup-d"œil, que M. Moutonnet était trop doux pour traduire TEnfer.

NOËL (m. Tabbé). professeur à l'université de Paris. Moins indulsrent que M. Moutonnet, ce poète nous a fait passer avec indis^nation son ode sur le prince Léopold de Brunswick. Nous l'avons lue avec résignation, et nous sommes encore à concevoir pourquoi l'Académie Tamise au-dessous de celle de M. Térasse; il est vrai que, si on l'eût mise audessus, nous ne serions pas moins embarrassés. Garo voulait d'abord la citrouille dessus et le g-land dessous; mais il finit par louer Dieu de toutes cboses.

PERCHERON (m. l'abbé), Muse provinciale qui se disting-ue de jour en jour par l'aimable correspondance qu'elle entretient avec M. Tournon de la Cbapelle. C'est ici une de nos dernières découvertes, et nous la devons aux efforts combinés de deux rédacteurs qui ont fait des prodiges en ce genre. Nous saisissons avec plaisir l'occasion de rendre hommage à leur sagacité et à leur vigilance.

RÉTIF DE LA BRETONNE (m.). Voyez M. Mercier.

SARROT fM.). Ce poète ayant essayé d'écraser feu Gilbert, dans la satire, fut d'abord assez mafreçu du public prévenu; mais il ramena les esprits par une pièce de vers où se trouve cette réponse aux objections qu'on lui fait :

Il n'importe ! la lierne où l'auteur se panade Distribue ec passant toujours quelque gourmade.

Gilbert eut le bonheur de mourir en lisant la pièce.

Fin du Supplément.

LITTEUATURE Q^

Errata.

BEAUMiER (m.). Prcsque toutcs Igs notices de cet Almanach sont insuffisantes. I\I. Beaumier a expliqué dans une Préface pourquoi son fameux Hommage à la Pairie avait paru si tard et disparu si tôt. Voyez la Préface de la première et dernière édition de ce poème, où l'auteur instruit et console son lecteur.

cossEPH DE usTAHiz (Domj. On vient de nous apprendre que ce n'est point un moine basque, mais M. Garât, professeur au Lycée, qui se dét^-uise quelquefois ainsi pour savoir ce qu'on pense de lui, quand son nom n'en impose pas. On assure que le Grand-Seig-neur a souvent recours à ce stratag"ème, et qu'il attrape de fort bonnes vérités dans les cafés de Constantinople, à la faveur de ses déguisements.

CRiGNON (m.). Ce poète vient de nous avertir qu'il s'appèlerait dorénavant M. Crignon d'Aiizonet. La renommée s'arrang-era là-dessus, et le Mercure du 19 janvier 1788 s'y est déjà conformé au bas d'un distique, sig-né Crignon d'Auzonel.

cuBiÈRES (m. le Chevalier de; nous a fait dire qu'il refaisait r Art poétique de Boileau.

RiGOLEY DE juviGNY (m.). On sc demande souvent pourquoi la réputation de Voltaire baisse tous les jours d'une manière si effrayante; ce problème est l'objet de toutes les conversations de Paris; et nous en étions tourmentés nousmêmes à un point incroyable, lorsque M. Rig-oley a daig-né nous tirer de peine, en nous confiant que c'était à lui seul qu'il fallait s'en prendre. Nous étions flattes d'être les seuls confidents du secret; mais il nous revient de toute part que M. de Juviçrny s'en était déjà ouvert à d'autres. Puisque la chose est publique, nous observerons à M. Rigoley de Juviffny qu'il eût mieux fait d'attendre, pour se découvrir, que la belle édition de Voltaire de Baskerville eût été livrée et distribuée. Il faut toujours éviter l'odieux en tout.

Fin de r Errata.

LES AVEUX OU l/ ARCHE DE NOE

Nous avouons que si l'autre jour nous conçûmes le magnanime projet de louer toute la littérature inconnue, et (ce qui est sans exemple) de distribuer à un millier de grands nommes des encouragements et des prix annuels, avec une magnificence et un luxe vraiment ruineux; c'est qu'il nous avait paru que Voubli, comme un second déluge, gagnant de jour en jour la surface du globe littéraire, le temps de reconstruire l'Arche était à la fin venu ; et nous y fîmes entrer tous les animaux portant plumes, tant les mondes que les immondes ; à l'exception de quelques aigles qui se sauvèrent d'eux-mêmes sur la cime des monts.

Nous avouons que, satisfaits de braver en paix l'inondation, nous ne cherchions pas à nous enivrer, au sortir de l'Arche, des acclamations de toute cette harmonieuse famille, et que nous ne comptions, en bienfaiteurs éclairés, que sur le paisible silence de l'ingratitude.

Quelle a donc été notre surprise, quand M. le Brigand- Beaumier, ou Beaumier-le-Brigand (i), député par l'éloquence et la poésie, à tout à coup ouvert les fenêtres de l'Arche, et ayant été se percher en forme de corbeau sur un très beau chardon, a pris la parole, comme il prendrait la fuite, c'est-à-dire avec beaucoup de véhémence, pour nous admonéter au nom de toutes les espèces I

L'orateur a divisé sa colère en deux points.

Il a d'abord été indigné que nous eussions porté la main sur le gouvernail de l'Arche, sans lui avoir prouvé que nous fussions d'assez bonne maif^on pour un si éminent emploi. M. le Brisrand-Beaumier nous a démontré que tout n'en irait que mieux, si, au lieu de chercher du style et des idées dans un écrivain, on y cherchait des titres; et sa logique a conclu que dorénavant on parlerait de naissance dans les musées, €t de littérature dans les chapitres.

Nous avouons que cette méthode a du bon, quand on a, comme M. le Brij^and-Beaumier, autant de naissance que de talents; mais ce moyen était funeste à Voltaire, à qui on

(i) Quelques savants {retendent que M. le Brierand est un, et M.Beaumier un autre ; il ne faut pas perdre un grand homme pour obtenir «ne alliance de mols.R.

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disait à chaque ouvragée qu'il mettait au jour, qu'il était fils d'un paysan ; ainsi qu'il le confesse danslesAfé moires pour serrir à sa vie.

L'orateur s'est encore indienne de ce que nous restions sous le voile de l'anonyme, dans le temps môme où nous nous donnions pour les Don Quichottes et les sauveurs de la petite littérature: il n'appartient qu'à la nature d'être à la fois ma^-niHque et muette, l'anonyme se sent trop de la majesté de Torg-ueil. C'est donc pour nous deviner que l'auteur, exercé aux loî^o^-riphes, a trouvé que nous étions des vignerons, comme le vieux Noé ; ou tout au moins des laboureu rs. \iu'isque nous défrichions les landes de la république des lettres; ou enfin des cuisiniers faisant noces et festins, puisque nous avions si bien varié les services, en dressant le grand couvert de l'Arche.

Nous avouons que tout cela est ég-alement ing-énieux et vrai.

Ensuite M.Beaumier nous a accusés d'avoir expressément oublié tous les poètes d'une G;-rande naissance dans notre liste : cette accusation et quelques autres de cette espèce nous feraient croire que Torateur n'a pu se procurer le Petit Alnianach, lequel en eflet a été jusqu'ici assez cher.

Nous ayowons que cette cherté ne vient pas de nous; c'est une idée ing-énicuse du libraire, qui n'a trouvé que ce moyen pour dérober la connaissance du livre aux petits amours-propres qui pouvaient sVn irriter.

L'orateur nous a su ç:ré d'une parodie du songe d'At halle et surtout de l'avoir dédiée à M. le Marquis D***, après sa disgrâce.

Nous avouons que si nous étions les auteurs de cette parodie, nous prouverons aisément qu'elle lui fut par bonheur dédiée huit jours avant sa retraite ; et que les auteurs, quels qu'ils soient, ont la lâcheté de ne plus rien lui dédier, depuis qu'il a perdu ses places.

L'orateur nous a avoué que le Discours sur la langue n'était pas français pour lui ; que le Petit Almanach était mal écrit pour lui.

Nous lui avouons à notre tour que nous ne connaissons pas de louange plus délicate, et que nous osions à peine y prétendre.

L'orateur furieux nous a donné un coup de pied avec la

main dont il écrit : il nous a même rappelé tous ceux qu'il nous donne familièrement chaque fois qu'il nous rencontre aux Tuileries.

Nous avouons qu'il n'y a rien de si aisé que de nous donner des coups de pied, et nous les recevrons toujours avec reconnaissance.

Enfin, Toratcur s'apercevant qu'un pamphlet, quand il est inçrénieux, est une friandise pour nous, a caché son venin dans la bêtise.

Nous avouons que nous ne serons jamais à l'épreuve de cette arme-là, et nous demandons grâce à l'orateur. S'il nous poursuit encore, nous nous plastronnerons avec ses œuvres qui sont au garde-meuble de la librairie.

LETTRE SUR L'OUVRAGE DE Mme DE STAËL,

INTITULÉ : DE l'iNFLUENCE DES PASSIONS, CtC, PAR UN AUTEUR CÉLÈBRE,

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