III. — La. vie commune des Browning
Alors commence pour Browning et sa femme — jusqu'à la mort de celle-ci en 1861 — une période de vie heureuse sans événements, active sans agitation, productrice de chefs-d'œuvre sans travail apparent. Sans être très riches, ils avaient l'un et l'autre une fortune suffisante pour que la question d'argent n'eût pas une grande importance dans leur vie et qu'à ce point de vue, le succès de leurs ouvrages les laissât indifférents. Quelque temps avant son mariage. Browning avait pensé à demander à un de ses amis une situation administrative, mais Ëlizabeth l'en ayant fortement dissuadé, il n'en reparla plus jamais. Leur temps se passa presque tout entier en Italie. Le premier résultat de leur mariage fut le rétablissement de la santé d'Ëlizabeth. Browning avait eu raison. La maladie qui la minait était une dépression nerveuse
due beaucoup plus à Tatmosphère morbide dans laquelle elle avait vécu qu'à son accident d'autrefois. La médecine actuelle lui aurait probablement prescrit, comme à nos neurasthéniques, une vie de mouvement et de distraction ; celle de son temps la lui défendait, et ce qu'on lui avait ordonné de l'Italie, c'était le climat et le soleil, non les aventures de voyage, les ascensions de montagne et la vie un peu nomade. Mais Browning lui-même avait besoin de mouvement et d'activité, il ne comprenait guère la maladie et la nécessité du repos. Il entraîna sa femme avec lui. Cette malade, qui osait à peine sortir de sa chambre, visita une moitié de l'Italie, gravit des montagnes, en partie à dos de mulet ou dans un véhicule traîné par des bœufs, en partie à pied, vit pour la première fois le monde s'ouvrir devant elle et vécut enfin comme les autres femmes. Browning était extrêmement fier de cette guérison dont il sentait bien qu'il était l'auteur. « S'il est vain de quelque chose, c'est de ma santé, écrit Elizabeth. Je suis obligée de lui dire qu'il ne devrait réellement pas raconter à tout le monde que sa femme est allée avec lui d'un côté, avec lui de l'autre, comme si une femme qui a deux pieds était un miracle de la nature ».
Ils visitèrent ainsi une grande partie de l'Italie, surtout l'Italie du Nord, ils s'y intéressèrent tout autrement que bien des touristes, qui y cherchent surtout les restes de la Rome antique ou de la Renaissance. Eux, admirèrent les paysages d'aujourd'hui, se firent italiens comme leurs voisins, s'occupèrent des questions d'unité nationale qui agitaient le pays, unirent dans leur affection les chefs-d'œuvre d'un passé éternellement vivant avec les aspirations et les beautés familières du présent. Ce ne fut point pour eux un vaste magasin d'antiquités, mais un pays vivant plein d'intérêt et de beauté. Il sufiSt de feuilleter l'œuvre de Browning pour sentir combien il aimait son Italie — plus même que l'Angleterre et d'aucuns le
lui ont reproché — et avec quelle affection il en décrit les hommes et les choses, aussi bien une scène de vendanges chez des paysans que la cohue d'un marché de vieilleries à Florence ou la petite chapelle rustique et abandonnée au milieu d'un paysage des Apennins. Cela ne l'empêchait point d'admirer les œuvres d'art de la Renaissance, l'Ange gardien de Téglise de Fano, les Madones d*Andrea del Sarto, ou les figures réalistes de Filippo Lippi. Quant à Ëlizabeth, ce furent les mouvements sociaux et politiques qui l'intéressèrent surtout ; elle s'enthousiasma au premier abord pour Napoléon, le libérateur de l'Italie, pour le peuple qui rejetait le joug de l'Autriche, et la tristesse avec laquelle elle vit disparaître Gavour et sombrer bien des espérances nationales ne fut pas étrangère à sa propre mort. Quoique rétablie, elle était toujours demeurée une femme impulsive et nerveuse, enfant par bien des côtés, impatiente de tout délai, déchirant les enveloppes des paquets au lieu de défaire les nœuds, ordonnant à son mari, qui s'était fait raser, de faire immédiatement repousser sa barbe, s'enthousiasmant de tout ce qui frappait son imagination, ouvrant tout large son cœur, à la fois aux joies et aux blessures.
Ils n'eurent pas d'histoire : « S'il fallait dire leur vie, dit Chesterton, il nous faudrait des centaines de volumes de bavardage intellectuel. Comment ils allaient dans la campagne, mangeant des fraises et buvant du lait dans des écuelles de paysan, comment ils s'intéressaient aux figures les plus étranges et les plus pittoresques de la société italienne; comment ils gravissaient des montagnes et lisaient des livres, et modelaient de l'argile et faisaient de la musique ; comment Browning fut une fois pris pour arbitre entre deux poètes italiens qui improvisaient ; comment il eut à s'échapper au milieu d'une fête devant la police autrichienne ; telles sont les choses dont sa vie est pleine, choses insignifiantes et pit-
toresques, une histoire de beauté et de bonheur, ne commençant et ne finissant nulle part. »
On les voit successivement à Pise où ils habitèrent dans un des vieux palais de Vasari, à Florence lorsque Pise leur sembla morne, à Ancônè dont ils supportèrent la chaleur quelques mois, allant de là à Ravenne visiter la tombe de Dante, ou voir à Fano le fameux Ange gardien du Guerchin que Browning allait rendre plus fameux encore, puis finalement à Florence de nouveau dans un vieux palais appelé la Casa Guidi près de Téglise de San Felice. C'est là qu'ils demeurèrent jusqu'à la mort d'Elizabeth. C'est là aussi que furent écrites la plupart de leurs productions littéraires de cette période : d'elle les Sonnets du Portugais (\.%kl) puis un recueil de poèmes (1850), Cdsa Guidi Windows (1851), cri d'enthousiasme pour la liberté de l'Italie, le long poème social à'Aurora Leigh (1850) et un dernier recueil écrit vers 1860 et publié seulement après sa mort. De lui, deux recueils de poèmes seulement : Christmas Eve and Easter Day (1850) et Men and Women (1856), avec l'essai en prose sur Shelley qui servit de préface aux lettres apocryphes de ce dernier, publiées par Moxon en 1852.
En 1849 naquit leur fils, qu'ils appellèrent Robert Wiedeman Barrelt, qui devait plus tard être peintre et sculpteur estimé, épouser une américaine et s'établir à Venise. En attendant, le petit « Penini » devint pour eux, pour sa mère surtout, une grande source de joie et de fierté. Ils reçurent là bien des visites : celle d'Arabella, sœur d'Elizabeth qui demeura longtemps avec eux, celle de Walter Savage Landor « l'homme qui ne comprenait la discussion qu'en commençant par casser des chaises », el qu'ils réussirent cependant à apprivoiser, des américains parmi lesquels Bayard Taylor, le grand voyageur journaliste, Hillard, journaliste aussi, le fameux romancier Hawthorne, R. H. Stoddard, poète et critique littéraire, le sculpteur W. Story. Aces derniers
notis devons la description de leurs appartements, la salle à manger avec ses médaillons de Tennyson, Carlyle, et Robert Browning, le salon où demeurait Mrs Browning au milieu de livres et de meubles curieux; des portraits de Mrs Browning : « une âme de feu enfermée dans une enveloppe de perle, dont la voix voltige au-dessus de ses paroles comme, au-dessus de )a mèche d'une bougie, voltige la flamme qui va s'éteindre. »
Parfois ils se déplaçaient pour voyager. On les revit à Londres, où Barrett refusa de les recevoir, à Paris, où ils virent plusieurs personnes amies, dont l'une (toute, jeune fille alors) nous a laissé de leur visite ce charmant souvenir :
(( La bonne ouvrit la porte et annonça « Monsieur et Madame Brunig ». Ëtait-il possible que ce fussent là deux grands poètes^ cette frêle petite dame vêtue d'une simple robe grise et.d'un chapeau de paille et le monsieur à l'air joyeux en pardessus brun ? Ils avaient amené leur petit garçon Penini qui avait des cheveux blonds, longs et bouclés... Ils étaient suivis d'un chien splendide brun aux yeux dorés. Nous demeurions au cinquième étage. Mrs Browning était tout à fait épuisée après être montée si haut, et elle était pâle et haletante. Ma mère la poussa doucement dans un grand fauteuil bas. Comme elle avait l'air petite et maigre, renversée sur ce grand siège ! Je la regardais curieusement, me demandant où était la poésie en elle, et je sentis que c'était dans ses grands yeux noirs, si pleins d'âme. Ses cheveux bruns abondants retombaient en boucles de chaque côté de ses joues ; elle me frappa comme étant tout cheveux et tout yeux, assez semblable à un épagneul ».
(Miss Gorkran, Temple Bar 1894).
C'était surtout en effet Mrs Browning qui frappait les visiteurs. Lui était un monsieur comme les autres, gai et courtois, un peu brusque de manières, mais toujours
hôte aimable et agréable causeur, sans rien qui marquât le poète en lui.
Nous ne signalerons qu'un seul épisode de leur vie à Florence, celui du spirite Home, à propos duquel Browning et sa femme ne furent pas du même avis, pour la seule fois de leur vie, ont dit quelques-uns. Home était venu à Florence vers 1857 et donna quelques séances de spiritisme. Mrs Browning, qui ne pouvait s'empêcher de croire à certaines de ces choses, les suivit avec beaucoup d'intérêt, au grand détriment de son état nerveux, si * facilement ébranlable. Browning ne voyait pas cela d'un bon œil. Il assista à une séance au moins, où un incident se produisit, qu'il considéra comme grotesque et inconvenant. Vers la fin de la séance, une couronne de fleurs fut placée au centre de la table, soulevée par les esprits et après avoir flotté iin moment en l'air, alla se poser sur la tête de Mrs Browning. On remarqua que son mari, à ce moment, traversait la chambre et allait se placer à côté d'elle. Home prétendit plus tard qu'il aurait voulu voir la couronne se poser sur sa tête à lui. Il est permis de se demander comment il l'aurait reçue. Quoi qu'il en soit, il alla voir Home le lendemain. Le spirite prétendit avoir réduit à néant les argumentations de Browning ; ce qui est beaucoup plus probable c'est que celuici lui fit sentir qu'il connaissait ses supercheries et ses tours de force, et le résultat fut que Mrs Browning cessa d'assister aux séances. C'est à cet incident que nous devons le long poème « Mr Sludge le médium » où un spirite confesse à la fois la part de fausseté qu'il y a dans ses pratiques et celle de vérité qu'il peut y avoir dans ses doctrines, poème qui est considéré comme un des exposés psychologiques les plus sensés de ce sujet.
Il est d'ailleurs probable que ce n'était pas la seule question intellectuelle sur laquelle sa femme et lui n'étaient pas d'accord. Nous savons par eux que Mrs Browning considér?^ toujours Napoléon III comme un demii
dieu, tandis que Browning ne put jamais lui pardonner le coup d'état. On raconte aussi comment elle insista pour être présentée à Georges Sand qu'elle admirait, tandis que lui la détestait cordialement ainsi que sa société parisienne de flatteurs et de bohèmes. En fait, le mariage ne leur fit rien perdre de leurs qualités personnelles et de leur indépendance d'esprit. Ils travaillaient chacun de leur côté. « Pendant que j'écris, disait Mrs Browning, il s'amuse à modeler des statuettes d'argile pour les briser ensuite ». Quanta elle, elle avait déjà fait 4.000 vers à'Aurora Leigh avant de lui en faire lire un seul.
Il n'y eut donc pas d'influence littéraire directe de l'un sur l'autre. Peut-être, tout au plus, continua-t-elle comme elle le faisait dans ses lettres à le taquiner sur certains mots obscurs, et à lui faire éviter trop d'expressions embrouillées.
L'influence qui s'exerça plutôt fut celle d'une vie commune pleine de lumière et de bonheur, chassant ce qu'il pouvait y avoir en elle d'inspiration trop morbide et mélancolique, d'autre part augmentant son optimisme à lui et ajoutant à sa musique une note qu'on aurait peut-être moins entendue, celle de la tendresse.
Une histoire délicieuse qu'il nous a racontée dans ses poèmes de vieillesse nous peint un vieux rhapsode grec chantant et jouant de la lyre devant ses juges. Or, pendant qu'il jouait, une corde se brisa et il advint qu'un grillon « quelque petite créature folle, sortie de son fourré simplement par amour de la musique, s'élança, son petit cœur en feu, vint se poser sur la lyre mutilée », et donna quand il le fallait la note douce de la corde brisée. Et dans le récit de Browning, la jeune femme qui rappelle ce conte à son vieil ami le poète, en exprime la moralité :
« Voilà l'histoire : son application ? Quelqu'un que je connfti3 espère quelque jour une grande renommée
par sa poésie qui est, oh I si savante et si sage et qui mérite tant une récompense. Et s'il la gagne, lorsqu'on élèvera sa statue, y aura-t-il une inscription pour dire au spectateur : « C'est un grillon qui aida ma lyre mutilée, en chantant sa note mélodieuse et basse, lorsque dans la gamme, la force allait prendre la place de la douceur ? Car, au moment où je touchais à la victoire, tandis que je chantais, que je jouais avec ma lyre la note juste, haute ou basse, une corde qui faisait doucement vibrer la note d'amour, se cassa en deux, et plus jamais on ne l'aurait entendue si un aimable grillon n'était venu en voltigeant se poser sur la place vide et n'avait dit quand il le fallait : (( Amour, Amour, Amour », toutes les fois que la basse demandait au soprano de venir relever son bourdonnement un peu sombre ». Mais vous ne connaissez pas la musique ! A quoi bon continuer à jeter des perles devant.. . un poète ? Tout ce à quoi je tiens, c'est à lui dire que r « Amour » d'une jeune fille arrive à point lorsque son chant à lui devient trop bourru ! (Là assez !) »
(A Taie).
Nou» ne pouvons nous empêcher de penser qu'une telle influence s'exerça sur lui comme sur elle et que la joie de l'homme ne peut manquer d'avoir son contrecoup dans l'œuvre de l'écrivain. Mais ce ne sont là que des peut-être et des conjectures.
Ce qui est certain, c'est que dans l'œuvre de Mrs Browning, son mari tient une place bien petite, et elle une plus petite encore dans la sienne à lui. Mais dans cette petite place, se dévoile une intensité d'amour à peine égalée dans aucune littérature. D'elle surtout nous avons ces quarante-quatre merveilles, les Sonnets du Portugais — qu'elle appela ainsi pour ne pas trahir sa propre identité mais sur lesquels personne ne se méprît — qu'elle mit dans la main de Browning quelque tetaps
après leur mariage en lui disant timidement que peutêtre ces quelques petites choses qu'elle avait composées pour lui ne lui déplairaient pas, petites choses qui sont les chants d'amour les plus admirables, les plus profonds et les plus nobles que jamais une belle âme nous ait laissés.
De lui à elle, il n'y a presque rien. Browning n'aimait pas (( à ouvrir son cœur avec la clef d'un sonnet » et ses poèmes sont bien rarement personnels. Du moins, ils ne racontent pas son histoire, c'est ce qu'il y a de plus profondément humain dans son âme qui en forme le fond, non les événements de sa vie. Il a écrit cependant pour elle la dédicace de son volume Hommes et Femmes^ intitulée Un mot de plus à E. B. B. et que nous verrons dans un chapitre suivant.
Il devait aussi, après sa mort, écrire quelques vers qui se rapportent spécialement à elle.
Peu à peu, en effet, la mort venait. C'était déjà un miracle que cette résurrection et ces quinze ans d'un bonheur parfait et d'une vie renouvelée. Mais Mrs Browning finit par s'affaiblir peu à peu. Elle vit mourir son cousin Kenyon qu'elle aimait beaucoup, Cavour en qui elle avait mis tant d'espérances, sa sœur Arabella qui avait été si longtemps sa confidente. Ce furent là les grandes tristesses de ses dernières années. En 1861, son état de langueur augmenta — elle avait alors cinquantecinq ans. Puis elle dut garder le lit et la mort vint, lumineuse et tranquille. Ce fut le 29 juin 1861, à Florence et elle était seule avec lui. « De ce qui se passa à ses derniers moments, écrit Chesterton, quoiqu'on ait dit beaucoup de choses, rien ne devrait se dire. En fermant la porte de cette chambre. Browning ferma aussi une porte en lui-même et depuis personne sur terre n'a jamais vu de lui qu'une splendide surface ».
Mais le côté intérieur que recouvrait cette surface avait été éclairé d'une lumière qui ne devait point s'étein-
dre. Elizabethne fut jamais oubliée. Jusqu'à la fin de sa vie, Browning garda le culte de son souvenir. Plus encore ; il vécut avec la pensée qu'elle était là, près. de lui, présente à son esprit,quoiqu'invisible à ses yeux. La communion de leurs âmes ne fut pas rompue par la mort. Non seulement il était persuadé que sa propre mort ne serait que la réunion avec elle, que l'amour était tout et que la mort n'était rien (Cf. Prospice, The Houaeholder) mais encore c'était son esprit qu'il invoquait, comme d'autres ont invoqué les Muses, c'est à son influence invisible qu'il attribuait ce qui venait de meilleur en lui. Sa grande œuvre The Ring and the Book qu'il publia quelques années plus tard, contient à son début une des plus belles invocations qu'on puisse adresser à une âme disparue, dans laquelle il voit une personnification de l'inspiration lyrique descendue déjà une fois sur la terre pour l'aider.
Ainsi son veuvage ne fut pas une solitude morale. La sensation de la présence constante d'Ëlizabeth ne le quitta pas. Les années passèrent, l'impression d'elle resta toujours avec la même force. Il défendit sa mémoire avec le même soin jaloux qu'il avait protégé sa vie. Il arrêta net une publication de lettres qui lui semblait un manque de respect envers elle. Enfin, l'année même de sa mort (en juillet 1889) ; par conséquent vingt-buit ans après la mort d'Elizabetb, comme il avait lu par hasard dans un écrit de Fitz Gerald, mort lui-même depuis six ans, quelques mots où « il remerciait Dieu qu'Elizabeth fût morte », il répondit à cette phrase malheureuse par un sonnet d'une violence inouïe, qu'il adressa à ï'Atheneum. Les expressions en sont si brutales qu'il ne voulut pas ensuite qu'on le publiât dans ses œuvres complètes. Mais, pour l'expliquer, plutôt que pour l'excuser, car il ne regrettait rien, il n'avait qu'une phrase toujours la même : « Il me semble qu'elle n'est morte que d'hier »,
Les restes d'Elizabeth sont demeurés à Florence dans le vieux cimetière protestant. Au-dessus de sa tombe s'élève un sarcophage de marbre soutenu par six colonnes, orné des lis de Florence avec des médaillons représentant la poésie et les arts, et cette simple inscription E. B. B. — ob. 1861. Sur la maison qu'ils avaient habitée ensemble, « Casa Guidi », la ville de Florence a fait poser une plaque avec une inscription du poète Tomaseo, à la mémoire de celle qui « de ses vers fit un anneau doré, reliant l'Italie à l'Angleterre ! »