IV. — Les dernières années de Browning
Avec un tel souvenir vivant dans son âme, Browning ne pouvait songer à autre chose qu'à une vie solitaire. 11 n'était point de ceux qui, comme G. Eliot par exemple, sentent le besoin d'un autre à côté d'eux et qui ne peuvent marcher sans appui, même ou surtout pendant les dernières années qui les séparent de la tombe. Pour lui, la formule du mariage, « Jusqu'à ce que la mort nous sépare », n'avait aucune signification. La mort ne séparait point et les promesses étaient faites pour l'éternité. L'âme d'Elizabeth ne lui répétait-elle pas ses paroles à lui, celles qu'il avait fait dire à la jeune femme mourante, prévoyant et craignant un second mariage de son mari :
« Le reste de la route est-il si long que tu aies besoin de ce maigre secours, toi, l'homme fort? Veille jusqu'au bout! Laisse les faibles s'endormir et rêver !... »
(Any wife to any husband).
Lorsque le moment viendrait de la retrouver, l'heure inéluctable qu'ils attendaient l'un et l'autre, il n'a pas voulu que ce fût avec une souillure et qu'ct entre les feuilles de la çourpnpe, elle eût à déposer un baiser de pardon
sur son front. » Il allait désormais se consacrer à son souvenir et à ce qu'elle lui avait laissé de plus précieux : son fils.
Pour cela, il quitta définitivement Tltalie et revint s'établir à Londres, dans une maison remise à neuf (19,War\vick Grescent, Paddington) d'où il pouvait voir la Tamise avec les arbres de ses rives et un petit îlot verdoyant qui le faisait rêver de Venise. Il vécut là désormais avec sa sœur, Sarianna. L'histoire de sa vie n'est plus désormais qu'en surface : ses relations dans la société et avec ses amis, ses quelques voyages, la publication de ses œuvres et la venue graduelle de la popularité et de la gloire.
On aurait pu croire qu'il se serait renfermé chez lui et éloigné du monde, un peu comme Tennyson. Il n'en fut rien. Il se mêla constamment à la meilleure société de Londres, assista avec sa sœur aux concerts, aux réceptions, aux premières représentations, faisant et recevant des visites nombreuses, redevenant c le gentleman anglais et l'homme du monde » qu'il avait été avant son départ pour l'Italie. Pour lui, la société mondaine n'était pas une chose négligeable. Il voyait assez profondément audessous de sa surface pour y trouver matière à étude. Les passions, les intérêts, les ambitions et les déceptions qui se cachaient sous la froideur et la monotonie apparente d'une conversation de salon l'intéressaient autant que ceux des héros de drames du moyen âge. La vie avait pour lui autant de signification là qu'ailleurs. Un de ses grands principes de morale est qu'il faut s'accommoder au milieu dans lequel on a à vivre, tâcher d'en tirer le plus de profit moral possible, d'agir pratiquement sur lui dans la mesure où on le peut. C'est une faute que de s'en éloigner avec dégoût et d'user sa vie inutilement dans un milieu créé par soi-même et peuplé de rêves vains. Dans son œuvre, il a excellé à prendre des personnages ordinaires, des âmes en apparence banales, des gens comme
nous en coudoyons chaque jour, et à dévoiler le fond de drame ou de poésie qu'il voyait en eux. Pour un esprit profond comme le sien, rien n'était superficiel, de même que pour une âme vraiment poétique, il y a de la poésie en toutes choses. C'est notre œil ou notre esprit qui sont prosaïques ou superficiels.
Lui-même, d'autre part, était très recherché. Il avait gardé toutes ses qualités de jeunesse, surtout celle de causeur brillant, aimant même à parler parce qu'il avait toujours quelque chose d'intéressant à dire, toujours anxieux de ne paraître ni pédant ni intellectuel, mais simplement Mr Browning, non Browning le poète. Il ne haïssait rien tant que ces artistes qui ne peuvent aller quelque part sans « poser » et se faire remarquer par leur originalité souvent excentrique. Il mettait au contraire beaucoup d'amour-propre à avoir une tenue absolument correcte, comme le voulaient les convenances et même la mode, soutenant que « noblesse oblige », même sur ces questions-là et qu'un homme de mérite n'a pas le droit de se négliger en quoi que ce soit. On le remarquait toujours avec ses gestes énergiques, son attitude très droite et aisée, sa voix aigûedans ses reparties brusques, son visage aux yeux profonds et sympathiques, au front large et découvert et qui s'encadrait d'une barbe bientôt blanche tandis que ses cheveux restèrent longtemps noirs.
Le nombre de ses amis ne fit qu'augmenter. Les citer, ce serait nommer toute l'élite intellectuelle de la fin du XIX* siècle. Bornons-nous à nommer Tennyson qui fut un des plus intimes, Milsand qui resta en relation avec lui jusqu'à sa mort (1886), Miss Thackeray qui l'accompagna en Normandie et lui suggéra au moins le nom d'un de ses paèmes : Le pays du bonnet de nuit de coton rouge ^ Miss Egerton Smith, amie de vieillesse que son goût pour la musique avait rapprochée de lui, qui était avec lui en Suisse et à la mort de qui il devait écrire La Saisiaz,
Aucun de ceux qu'il avait connus ne le négligeaient et il conserva jusqu'à la fin Tart de se faire des amis et de les garder.
En plus de ses amitiés personnelles, il avait conquis peu à peu, lentement mais solidement, l'admiration de lecteurs toujours plus nombreux et la gloire lui était enfin venue. Ses œuvres s'étaient succédé à intervalles réguliers et rapprochés. La liste seule en est déjà longue. C'étaient : Dramatis personae (1864) monologues dramatiques ou philosophiques ; L'Anneau et le Livre (The Ring and the Book (1868-69) immense poème dramatique, V aventure de Balaustion (1871) poème antique contenant une traduction de l'Alceste d'Euripide; Le prince Ho henstiel'Schwangau (1871), monologue politique où Napoléon III est supposé expliquer ses vues et sa conduite, Fifineàla /bire (1872), psychologie du Don Juan moderne ; Le pays du bonnet de coton rouge (Red Cotton night cap Country) (1873) étude psychologique d'une éducation religieuse morbide, d'après un fait divers de journal, dont le dernier acte tragique avait eu lieu récemment en Normandie ; V Apologie d'Aristophane (1875), qui forme une longue suite à Balaustion: V Album de V auberge (1875), long récit psychologique d'un meurtre et d'un suicide contemporains ; Pacchiarotto et autres poèmes (1876), recueil de morceaux d'inspirations très différentes ; la traduction de l'Agamemnon d'Eschyle (1877); La Saisiaz (1878), qui est en grande partie son testament philosophique et religieux et auquel il ajouta un double récit, Les deux poètes du Croisic (1878) ; enfin des séries diverses de recueils : Idylles dramatiques (1879); Jocoseria (1883) récits assez ternes, un ou deux exceptés ; Les fantaisies de Ferishtah (1884), série d'apologues moraux et philosophiques ; Entretiens avec certaines gens d'importance dans leur temps (1887), poèmes philosophiques où il y a beaucoup plus de discussions que de poésie; enfin ^so/a/ic^o (1889), recueil de poèmes ainsi nommé du village italien où il
les écrivit, et qui fut publié le jour même de sa mort.
Toutes ces œuvres avaient peu à peu attiré l'attention sur lui. Au premier abord, ses conceptions bizarres, le maniérisme de son style brusque et coupé, l'obscurité de bien des passages avaient rebuté les lecteurs. Puis il s'en était trouvé un petit nombre qui, sous ce qui pouvait être un minerai un peu rude, avaient discerné l'or pur de la poésie, qui avaient été entraînés par son lyrisme, intéressés par le sérieux de sa pensée, gagnés par la solidité de ses convictions, relevés et aidés par la robustesse de son optimisme et sa conception fortifiante de la vie et du monde, charmés aussi par tout ce que son imagination avait de riche et de varié dans son étrangeté curieuse. Sans qu'il fît rien pour cela, le petit cercle de ses admirateurs s'étendit. Comme c'étaient des esprits d'élite qui l'avaient compris, comme l'abord de ses œuvres était un peu difficile, le grand public anglais y mit un certain snobisme ; cela devint une distinction de comprendre Browning et de le discuter ou tout au moins d'en avoir l'air et de pouvoir en parler. Lui s'en souciait peu; le jugement de la foule lui était indifférent :
« Ainsi, à la fin de son plus mauvais opéra, tandis que les applaudissements effrénés de la salle entière couvraient presque les clameurs de son orchestre au bruit de salières, d'os et de pincettes. Verdi regardait à travers toutes les acclamations et toutes les couronnes, l'endroit où était assis Rossini, impassible dans son fauteuil. i> (Blougrani),
Les Rossinis de la littérature l'avaient reconnu et applaudi. Les honneurs universitaires lui venaient les uns après les autres. En 1867, il était nommé « Fellow » de Balliol Collège à Oxford, plus tard, il refusait le doctorat de l'Université de Glasgow puis celui de Saint- Andrews. En 1879, l'Université de Cambridge le nommait Docteur en droit civil ce honoris causa )) et celle d'Oxford en faisait autant en 1882.
En 1881, le Dr Furnivall, philologue bien connu qui avait déjà organisé des sociétés pour l'Etude des anciens textes anglais, puis pour celle de Chaucer, des Ballades, de Shakespeare, fonda, d'accord avec Miss Hickey, la « Browning Society » pour l'étude et la vulgarisation des œuvres de Browning, donnant ainsi le premier exemple d'une société qui, du vivant même d'un auteur, entreprend de le discuter et de l'expliquer comme un clas- • sique. Elle a organisé la représentation de plusieurs de ses drames; elle a donné des commentaires de la plupart de ses œuvres, depuis de simples explications comme l'analyse grammaticale de l'apostrophe à l'Amour lyrique jusqu'à des recherches minutieuses sur Sordello. Surtout elle a persuadé au public par son existence même que Browning valait la peine d'être étudié et elle a ainsi vulgarisé et répandu ses œuvres. Lui-même s'en est complètement désintéressé. Il écrivait à un ami vers ce temps- là:
(( La Société-Browning, je n'ai pas besoin de le dire, ainsi que Browning lui-même, sont un beau sujet de critique. Je n'ai pas eu plus départ à sa fondation qu'un enfant qui n'est pas né et de même que Wilkes n'était pas un Wilkite, je suis tout autre chose qu'un Browningite. Mais je ne peux pas souhaiter de mal à une société dont, à part très peu d'exceptions, les membres me sont inconnus et qui s'occupe de mes livres avec tant de désintéressement. Les exagérations viennent probablement de l'accusation d'incompréhensibilité qu'on porte contre mes livres depuis cinquante ans ; de telles réactions sont possibles, quoique je ne comptais pas en voir commencer une si tôt. Qu'il y ait un côté grotesque à la chose, cela est certain, mais j'ai été surpris et touché par ce qui ne peut avoir été, je pense, que de bonnes intentions. Quoi qu'il en soit, de même que je n'ai jamais été vexé par des paroles dures, de même ne croyez pas que je tire vanité de compliments immérités. )) (Lettre à E. Yates),
Il laissa la renommée venir à lui et se trouva peu à peu, dans l'estime de ses contemporains, égal à Tennyson, pour qui il avait toujours l'admiration et l'estime la plus grande et qui le lui rendait bien.
En France, il demeurait toujours très peu connu. Les seuls articles de Milsand avaient présenté et loué son Paracelse eiMen and IVomenen 1851; mais c'était tout. D'ailleurs sa réputation d'obscurité éloignait de lui l'esprit français. En 1876, Odysse Barot écrivait, sans doute sans l'avoir compris et même parfois sans l'avoir lu, comme le prouve la fausse traduction du sous-titre d'un de ses poèmes (Il traduit Turf and J'on'crs par Courses et Tours alors que Browning lui-même explique longuement dans le poème le sens du mot turf — gazon — et son emploi) :
« Ce n'est pas chez M. Browning qu'il faut chercher la future étoile de la poésie... M. Browning depuis la mort de sa femme a vu rejaillir sur son nom, comme une sorte d'héritage, une petite partie de la popularité d'Elizabcth Browning. Mais il n'a guère été plus heureux que par le passé, et ses dernières œuvres ne sont ni plus éclatantes ni moins ennuyeuses que leurs devancières. »
Puis il lui reproche, à juste titre d'ailleurs, ses analyses psychologiques trop minutieuses, l'obscurité des titres de ses œuvres et surtout son manque d'équilibre, de pondération et de clarté, tout en reconnaissant la largeur de ses vues et la profondeur de ses idées. Il ajoute :
« Dieu, dit Browning dans son drame de Sordello, a accordé à l'homme une double vue, l'une qui lui fait embrasser l'œuvre entière de l'humanité, l'autre qui lui permet d'en saisir les détails »... Je regrette que Dieu, pendant qu'il était en train, n'ait pas accordé à l'homme une troisième vue, le mettant à même de percevoir la poésie de Mr Browning ».
Pour se rendre compte du pas immense qui a été fait chez nous dans l'appréciation de Browning par les anglicisants, il suffit de lire n'importe quelle anthologie ou
fiROW?II>'G 4
n'importe quelle histoire récente de la littérature anglaise. On ira même jusqu'à y trouver, et d'une plume très autorisée, ce jugement qui est en Angleterre, l'opinion de beaucoup : « Browning fut sans comparaison l'âme la plus haute et la plus forte que compte la poésie anglaise depuis Shakespeare.
(JussERAND. — Histoire abrégée
de la littérature anglaise, 189 &).
Ses dernières années furent sereines et sans souffrances, comme l'avait été sa vie. Il n'avait guère quitté Londres que pour quelques voyages de peu de durée — à Biarritz en 1862, où il avait conçu The Ring and the Book; sur la côte de Bretagne qui lui avait inspiré la Légende de Pornic, Hervé Riel, Les poètes du Croisic ; en Normandie, le pays somnolent du bonnet de nuit, souvent rougi du sang des drames ; en Suisse, où on le vit grimpant les contreforts des Alpes ; dans le pays de Galles qui fut son dernier lieu d'excursion en Angleterre. Enfin en 1888, sentant le besoin d'un climat plus chaud, il repartit pour l'Italie, alla passer quelque temps à Asolo, petit village non loin de Venise, où il avait déjà vécu dans sa jeunesse et où il avait rêvé et fait vivre sa création si gracieuse de Pippa. Il vécut là quelques mois d'une vie paisible, au milieu de la campagne, « fouillant les haies et sifflant pour faire venir les lézards. » L'approche de la mort ne l'épouvantait point. Sa foi en la survivance de sa personnalité était plus encore que de la foi — c'était la certitude complète. La même énergie confiante qui avait inspiré son Prospice, vingt-cinq ans auparavant, avec son admirable vision de la lutte finale, lui faisait écrire ses derniers vers : l'Epilogue à Asolandoy où il a£Brmait encore son optimisme, son besoin d'action, le néant de la mort. Ce qu'il écrivait, il le sentait et le disait fortement :
« La mort, la mort ! c'est ce bavardage insistant sur la mort que je méprise tant' bavardage vain et souvent aussi lâche qu'ignorant! Pourquoi ne changerions-nous pas comme toute autre chose ? Dans les romans, dans la poésie, anglaise, française, américaine aussi, dit-on, l'ombre de la mort, qu'on l'appelle comme on voudra, désespoir, négation, indifférence, est sur nous. Quels imbéciles de parler ainsi ! Comment, amico mio, vous savez bien que la mort, c'est la vie, de même que votre corps qui meurt chaque jour, à chaque moment, n'en est pas moins vivant et amassant de nouvelles forces. Sans la mort qui n'est que notre manière de nommer le changement et la croissance, manière qui sent le cimetière et le crêpe, il ne pourrait pas y avoir de prolongation de ce qu'on appelle la vie. Il est stupide même de discuter ces choses. Pour moi, je nie la mort comme fin de tout. Ne dites jamais de moi que je suis mort! »
{Conversation de Browning un an avant sa mort, citée par W, Sharp),
Vers la fin de l'automne de 1889, il quitta Asolo et alla rejoindre son fils qui demeurait avec sa femme à Venise dans le Palazzo Rezzonico sur le Grand Canal. Ses derniers jours y furent" heureux; il pouvait travailler et marcher pendant des heures. Mais une grande faiblesse le prit tout d'un coup, faiblesse qu'il augmenta par une diète trop stricte, ce qui avait toujours été son seul remède, et il dut garder le lit. Il ne souffrait point, mais ses forces s'en allaient, sa bonne humeur faisait place à un calme tranquille, sa conversation devenait plus rare, son pouls battait plus lentement. Le soir du 12 décembre, un peu avant dix heures, il demanda si on avait des nouvelles de son livre d'Asolando. Son fils lui lut un télégramme des éditeurs annonçant un grand succès. Il répondit avec un sourire : « C'est très bien ». Ce furent ses dernières paroles. Lorsque la grande cloche de la cathédrale de Saint-
Marc sonna lentement dix heures, ceux qui l'entouraient s'aperçurent que c'était fini, qu'il s'en était allé vers d'autres sommets.
Après une première cérémonie imposante à Venise, son corps fut transporté en Angleterre et enterré à Westminster Abbey, dans le coin des Poètes tandis qu'un chœur chantait un des plus touchants poèmes de sa femme : « 11 donne le sommeil à ses bien-aimés ».
« Venise, dit W. Sharp, n'avait jamais présenté de nos jours un spectacle plus impressionnant que celui de ces gondoles drapées de crêpe, suivant en procession la haute barque funèbre couverte de fleurs à travers les canaux et sur la Lagune jusqu'à l'Ile désolée des Morts. Londres a rarement vu quelque chose de plus solennel que les espaces crépusculaires de la Cathédrale, retentissant du pas lourd des porteurs, puis de la musique aérienne faisant flotter les paroles familières de cette voix lyrique, silencieuse depuis si longtemps. Cependant le poète fut tout aussi honoré par ses humbles amis, des artisans de Lambeth, de pauvres ouvrières qui jetaient des branches de laurier au-devant du cercueil, par cet homme à l'aspect désolé, affamé, misérable, frissonnant dans ses vêtements râpés, qui semblait immobilisé par une émotion poignante mais silencieuse, puis qui, en hâte, tira de sa manche un grand chrysanthème blanc et le jetant sous le cercueil qu'on descendait dans la tombe, disparut dans la foule qui se referma comme les eaux de la mer sur cette vague errante et perdue ».
On avait pensé un instant à y transporter aussi les cendres de Mrs Browning, mais on a mieux aimé les laisser dans cette Italie qu'elle avait tant aimée, à Florence si pleine de ses souvenirs de bonheur. Une dalle plate avec une simple inscription marque dans l'abbaye la place où repose Browning « au milieu de ses pairs, les héros d'autrefois » et à côté de l'endroit, où trois ans plus lard, on devait déposer Tennyson.