PAULINE
Pauline^ dit Browning, est la seule composition de jeunesse qu'il ait conservée parmi une foule d'autres, « le seul fruit sauvage qui soit resté du bel arbre de vie de son paradis de fou )>. C'est en treize cents vers, la confession d'un jeune homme, adressée à Pauline, dont Tamour vient le sauver. Il n'y a qu'une description d'états d'âme successifs sans autre unité que le désespoir qui se montre dans tous, description entrecoupée d'apostrophes à Pauline, à Shelley, au Christ, et qui s'exprime surtout par des images poétiques sous lesquelles la pensée est loin d'apparaître nettement.