ÉTUDIÉE DB COMÉDIEN
tes. Au point de vue de la science du théâtre, tout cela me semblait très-profond, très-juste j et j'étais surpris de trouver tant de notes fausses dans Fensemble qui m'avait charmé. Ce qui n'empêche pas qu'à chaque minute des applaudissements pressés et prolongés nous arrivaient de la salle avec un bruit de giéle, augmenté encore de la sonorité des couloirs et dû silence de la place.
« Applaudissez , disait le malheureux comédien blêmissant à chaque salve, applaudissez. Il est jeune. Être jeune, tout est là. Moi^ je suis vieux. Je suis marqué. Âhf que c'est bête I... » Puis baissant la voix, et comme se parlant à lui-même : — a Ce que j'éprouve est incompréhensible. Voilà un polisson qui me prend tout, mon nom, ma gloire^ qui n'a pas même attendu que je sois mort pour me voler mes souliers ; et cependant je ne peux pas m'empêcher de l'aimer. C'est mon iils, après tout. C'est moi qui l'ai nourri, instruit, élevé ; et, quand je l'entends applaudir, j'ai inalgré moi un côté d'orgueil satisfait... Il y a des choses pas mal dans ce qu'il fait, ce crapaud-là i. . . Non ! le malheur, c'est de lui avoir appris mon métier. J'aurais dû appliquer ailleurs son intellibcnce.
» * ' tC' ' " '< ' ' >' ' ' • ■'. « ■ • i' / ( * ' • , •
Au moins je pourrais être fier de lui tout à mon aise, et je n'aurais pas la douleur de voir mes trente ans de succès effacés par son premier jour de triomphe. »
A ce moment, la foule commençait à sortir du thé&tre. C'était fini. La place tout à Theure déserte et froide se trouva subitement toute chaude et lumineuse. Un murmure approbatif et comme une atmosphère de succès circulait de groupe en groupe, et par les rues silencieuses allait se répandre dans tout Paris. Le vieux comédien, appuyé contre un pilier, Toreille tendue, recueillait les éloges des derniers spectateurs attardés .
Tout à coup il eut un élan. « Adieui » me dit-il très-vite, d'une voix rauque, changée, qui me fit peur. Je voulus le retenir. « Bloncourt... Bloncourt... Où allez-vous?»
11 tourna vers moi ses traits bouleversés, ses yeux tout brillants de larmes : « OCi je vais? embrasser le petit, parbleu l »
LES SAUTEKELLÎS
lia mût de mcm arrivée drae iscSteibrBie d*AlgMe« je ne pus pas dormir* Le pap Boomaii, ragitaslîonéji voyage, les aboiements des lObacals, pnîs xme cbater énervante, oppressante, nn étonfComent oonqiâel, comme si les mailles de lamoustifraîie n'avaîmipas laissé passer «in souffle d'air.>. l^oaiid j'onviis ma fenêtre, au petit jour, mie bmmed'été lourde^ lentement lemnée, irangôe auxbocdsâeiuoiretdefosis, flottait dans Tair, comme un nuage de poudre sv «a duunp dfi t^ataiile. Pas une leuiUe jie bougeait, et 4aas ces Imux îurdmstqiie j'avais sous les yeux, te vignes espacées sur les pentes au gr^d sokôl gui Jût les vins sucrés, les fruits d'Europe abrités dans un coin d'ombre, les petits orangers^ les mandariniers en longues files microscopiques, tout gardait le môme aspect mornOi cette immobilité des feuilles attendant
Ki}iruB» UiT p^Ys^eots 2S7
roatgB» Les bimaniers eai-méine$, ces grands voseana vert tendre, toujours agîtes par quelque swtf&e qui auBèle leur fine chevelure si légère, se dressaient âleDdeiix et droite^ en panaelies régidiers.
Je itstai «n mcment à regarder cette plantatioa meirveilleiiaft^ où tans lea arbres dm monde ae tro»» ?«eDa léiinift, donnant ehacmii dan» leur saison leara fleoia efc leun fmala déi^aysés. Eatse les chaniips de Ué et le» maanf» de ckénes^liégcs, un cow» d*eatt kûaii, la^lcliisssnt à voie par cette matinée éton£« hâte;, ci taiil en adminnl le Inaoe et Tordre de ces choBtar cette belle: ferme avecseaareades maorescfueay ses tenasse» tonlea blaochea d'»ibe, les éenries et lés kaagars gmmpéR aatonr,. je seageaia qn*il y a vingt iB8> quand ces braves gêna étaient venus s'instaiiec darnsce vallen da Satad, ila n^anraient trouvé qu'une mécliante baBaqpie de cantoaaieVy uBe terri. ineuHe hérissée de palmiers-nains et de lenltepie^. Toat à) eriar, tont à coosteuine; k ehaiiHeiiiiftaint dea réveMes d'Arabes. Il fallait laisser la charrue pour fait»* ta coapide feu* Baauile les maladies, lea opbâialanesv les ttivm^ ter TéoriÊ» manquéesr^ les^tàtomementa dto noomMefee^ la krttvavacuwadminSMoliwbi^