‹ Robert Helmont: études et paysagesChapitre 4 sur 37 · I II · texte numérisé non relu

I II

maTChes de Tescalier, j*aperçois à dix pas de moi dans lenoir une sentinelle se promenant de long en large sur le qnai. Plus bas, la maison d'écluse, transformée en poste prusi^en, a toutes ses fenêtres allumées. Je yma rite redescendre , rembarquer, gagner Tautre riTe; mais Goudeloup ne m'écoute pas. Ses yeux restent obslioément fixés sur cette ombre qui se découpe dans le brouiliard et marche en sifflant au-dessas de notléles. J'essaye de l'entraîner. Il m'éôhappe, fait m bond... J'entends un bruB soord, une plainte '^loQfféet des bnffleteries secouées et la chute lourde dfueofpi.

— ViogMeuxl... dit Goudeloup, gliseant tout essoufflé te tong>âttiahis.

Mais le matheufmix soldat tp^l tient .de hiaser étendu sur la berge, a trouvèavamtée mourir la foroe de décharger son fusil. Ce coup de feu met les dem lives'en émoi. Impossible d'aborder. Nous gagoonjst fMe le milieu de Veau^ et nous remontons à foreede famés. (Test comme un mauvais rô^. Le feiit, le toormt, toul est contre nous; et pendant que de recluse uoebaïque se détache, éclairée d?un falot qui pbnge, feparalt, nous guette, vient droit d«) ootie

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côté, ua autre bateau s*approcbe en sens inverse.

— A la drague... me dit Goudeloup dans l'oreille.

Près de nous, amarré à quinze ou vingt mètres du rivage^ un bateau-dragueur dressait au-dessus de Teau sa masse sombre, ses tambours et sa chaîne à godets pour tirer le sable. La Seine très-haute l'inondait à demi et brisait à son avant avec un grand bruit. Nous abordons ; mais dans notre précipitation à nous réfugier sur cette épave, nous oublionsde retenir notre norwégienne qui s'en va à la dérive avec les couvertures, les provisions qu'elle contenait. C'est ce qui nous sauva. Cinq minutes après^ un « hurrah » formidable nous apprit que les Prussiens venaient de trouver notre barque. La voyant vide, ils durent nous x^roire noyés, engloutis; car au bout d'un moment, les falote regagnèrent le rivage, et toute la rivière rentra dans son silence et dans sa nuit...

C'était une vraie ruine, cette drague où nous nous trouvions. Singulier abri craquant et criant de partout, et que la rivière battait avec rage* Sur le pont couvert de débris de bois, d'éclats de Tonte, le Aroid était insoutenable. Nous dûmes nous réfugier dans la chambre de la machine à vapeur où l'eau, par bon-

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heur, n'arrivait pas encore. II s'en fallait de bien peu, car à plusieurs endroits les parois de la chambre étaient crevées presque à hauteur des vagues, et nous nous trouvions éclairés par le reflet plombé de la nuit sur Feau. Quelles heures sinistres nous avons passées làl La faim, la peur, un froid terrible où nos membres étaient pris d'un engourdissement de som* meil contre lequel il fallait lutter... Tout autour Teau bouillonnait, le bois gémissait; la chaîne à godets grinçait dans sa rouille, et là-haut, au-dessus de nos têtes, quelque chose comme la toile d'un drapeau trempé claquait au vent. Nous attendions le jour avec impatience, ne sachant pas au juste quelle distance nous séparait de la terre^ ni comment nous nous y prendrions pour l'atteindre. Dans le demi-sommeil, avec cette préoccupation de sauvetage, les secousses de la drague, le bruit d'eau qui nous entourait, j'avais par moments l'impression d'un lointain voyage et d'une nuit de tempête en pleine mer...

Quand, par les trous de la chambre noircis et déchi« rés conune après un bombardement y nous vîmes la rivière p&Iir sous la lumière terne d'un petit jour d'hiver, nous essayâmes de nous orienter. Les coteaux

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de Juvisy, sortant du toouitlard qtsie les atbrds blmts perçaieut dé leurs sommets morts, âomioaieat la ri¥B ift plus éloignée. De Tautre c<Ké» ï vingt-etaiq ou tvsnte mètres de la drague, les plaines rases et nues qui mènent à Draveil, é'éteadaient sans un soldat. Evi- Aemment, c'était par 1& qu'il fallait ftor. La perspeetheà*un bain froid en plein décembre dans cette e«a profonde, écumeuse, sillonnée de courants, était assez effirayante. Heureusement la chaîne en fer, qui attachait le bateau^dragueur au rhage, tenait encore à son anneau, et nous avions la ressource de nons 7 cramponner et de nous fefre guider par elle. Pendant que nous délibérions, un coup de canon, assez rapproché, partit des hauteurs de Juyfsy. Le siiBement d^n obus, sa chute dans Teau, près de nous^ suhrifent presque aussitôt. Quelques secondes après, avant qoe notre étonnement fût diminué , un second obus tmnba près de la drague. Alors je compris pourquoi te drapeau, ces débris de bois, ces éclats de fonte, et cette odeur de poudre brûlée que nons avions remarquée dans la cabine. Le dragueur abandonné servait de cible aux Prussiens pour l'exercice du canon. 11 fallait partir bien vite. Le froid de Teau, son danger

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D*ëlaient pitts rien. En avant ! Je prends la chaîne à denx mains et je m'affale à la rivière, Goudeloup derrière moi. Les doigts brûlés an frottement du fer, nous avancions lentement, paralysés par le courant, l'eau glatiale.nn nouveau coup de canon vint doubler DOS forces. Gare ! voilà Tobus. Cette fois il tombe en pleis sur levant blindé de la drague, éclate, et nous couvre de débris, ^entends uu grand soupir derrière moi... Non I jamais je à'oubHerai le mouvèmenl «aptéme de cette chaîne que j'ai sentie s^lsiglter, ae débattre une seconde, puis remonter sur reau virement, lâchée, abandonnée, légère entre ntes mains... i% me Tetoume, personne. Rien qu'un paquet de Mg que la rivière emportait Le malheureux avait Métie frappé à la tête, tué sur le coup... Un grand dtoouragement me prit. Ce compagnon massacré prègdemoi, mon impuissance à le secourir... Pour tel, j'aurais Mché la chaîne^ moi aussi. LMnstinet de^la vie l'emporta, et quelques minutes après j'abor-dais le rivage : mais je ne pus aller bien loin. Au baat de dix pas, succombant iFémotion, & la fatigue» at^kisefMd teniMe qui me pénétrait par tous mes vêtements mouillés, je me laissai (omberau bord te

la roate, dans Therbe sèche d'un fossé. Le trot bien connu d*un cheval, le roulement d'un viepx cabriolet, et la bonne voix du docteur R... me tirèrent de ma torpeur.

— Gomment ! c'est vous . . . Qu'est-ce que vous faites là?

En un clin d'œil il m'eut enveloppé dans son manteau, enfoui dans la paille sous le tablier de la voiture, et nous voilà roulant vers Draveil, où le brave homme avait transformé sa maison en ambulance. Du cabriolet, je passai dans la remise. Là des vêtements secs, quelques grogs brûlants m'eurent vite réchauffé. J'y restai jusqu'au soir sans oser remuer^ comprenant bien, quoique le docteur ne m'eût rien dit , le grand risque qu'il courait à m'avoir recueilli. La maison était pleine de soldats, d'infirmiers. Des bottes sonnaient sur le pavé de la petite cour. Puis tout autour, de gros rires, des heurts de sabres, ce rude parler allemand, accentué encore d'insolence. J'entendais cela les yeux fermés, engourdi de bien-être, avec un vague souvenir du danger passé, la sensation froide de la rivière, et le soupir du pauvre Goudeloup resté navrant à mes oreilles.

A la nuit, le docteur vint me délivrer, et me conduisit dans la chambre de ses petits-enfants qu*il avait ait partir à rapproche des Prussiens. C'est là que je rouvris les yeux le lendemain matin. Après les horriblés scènes de la veille, ces trois lits-berceaux,' entourés de rideaux blancs, les jouets d*enfant traînant péle-môle dans la chambre avec des livres de classe, josqu^au vague parfum de pharmacie s'exhalant d*un placard où le docteur enfermait des drogues, tout était bien fait pour me calmer^ détendre mes nerfs surexcités. Un coq chantait dans une cour voisine ; un &ne se mit à braire. Le village commençait à s'éveiller. Tout à coup une sonnerie, détonnant au milieu de ces bruits tranquilles, me rappela la triste réalité. C'étaient des allées et venues, des portes secouées... Je m'approchai de la fenêtre. La maison du docteur regarde la rue par-dessus les plates-bandes du jardin étroit qui la précède. Elle est connue de tout le monde dans le pays, et la sonnette , à bouton de enivre, qui se détache sur le mur blanc repeint à neuf, les meubles du petit salon, entrevus au rez-dechaussée, lui donnent un aspect à part de bourgeoisie modeste. Caché derrière les persiennes fermées, je

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Cédées de petits jardins, et montrant — dans l'espace qui les sépare entre elles — - des treillis de branches, le tronc d*un gros orme, des horizons de plaine et de vigne qu'elles cachent à peine de leurs toitures basses. Puis des hangars, des écuries, une fontaine jaillissant d'un vieux mur, un grand portail de ferme, à côté de la maison du notaire, blanche, proprette, ornée de panonceaux. Sur tout cela la souillure de Toccupalion. Des tricots de laine séchant sur les grilles, sur les Persiennes. De grosses pipes à toutes les fenêtres. Et des bottes, des bottes. Jamais je n'avais tant entendu de bottes... En face de mes croisées, se trouvait la commandaPur. Tous les jours on amenait là des paysans poussés à coups de crosses de fusil, de fourreaux de sabre. Les femmes, les enfants venaient derrière en pleurant ; et pendant qu'on entraînait rhonune à l'intérieur, eux restaient sur la porte à expliquer leur affaire aux soldats qui écoutaient, dédaigneux, les dents serrées, ou riant d'un gros rire béte. Nul espoir de pitié ou de justice. Tout au bon plaisir du vainqueur. Ils le savaient si bien, ces malheureux villageois I qu'à peine osaient-ils sortir, se montrer, et quand ils se hasardaient dans la rue, c'était navrant

de les voir s'en aller le long des murailles, Toeil de côté, Téchine basse, obséquieux et vils comme des jnifs d'Orient I

Quelque cbose de bien navrant aussi, c'étaient ces voitures d'ambulance arrêtées devant notre porte , dans le vent, le froid, la pluie, la neige ; ces gémissements de blessés, de malades descendant de voiture, abandonnés aux bras qui les portaient. Le soir venu, pour clôturer ces jours d'affreuse mélancolie, la retraite prussienne sonnait sous les ormes défeuillés, avec ses mesures lentes, espacées et ses trois dernières notes jetées comme des cris d'engoulevent à la nuit qui s'approchait. A ce moment, le docteur entrait dans ma chambre, crotté, éreinté. Il m'apportait à manger Im-méme, et avec sa bonhomie habituelle^ me racontait ses courses, ses visites, ce qu'il entendait dire de , Paris, de la province, les malades qu'on lui amenait, ses disputes avec le major prussien qu'on lui avait adjoint pour diriger Tambulance, et dont le pédanlisme berlinois l'exaspérait. Nous parlions bas, tristement. Ensuite le brave homme me disait bonsoir. Resté seul, j'ouvrais ma fenêtre doucement et j'aspirais Tair une minute. Malgré le grand froid, cela me sem-

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blait bon. Dans le sommeil, lé pays redevenait lui' même, reprenait son aspect des temps heureux. Hais bientôt le pas d'une patrouille, la plainte d'un mafade, le bruit du canon tonnant à lliorizon, me ramenaient vite à la vérité, et je rentrais dans ma prison, plein de rancune et de colère. Au'bout de quelque temps, ce régime cellulaire au milieu de l'occupation me devint insupportable. Âpnt perdu tout espoir de pouvoir entrer dans Paris, je regrettais mon Ermitage. ta au moins, j'avais la solitude, la nature. Je n'étais pas tenté comme ici, de me méterâux injustices, aux brutalités, aux vexations perpétuelles de la rue, au risque de compromettre mon hôte. Je résolus de partir.

A ma grande surprise^ le docteur n'essaya pas même de me détourner de mon projet

— Vous avez raison, me dit-il tranquillement. Vèus serez plus en sûreté là-bas.

Depuis, en y songeant, j'^i toujours pensé que quelque voisin avait dû m'apercevoîr derrière mes pcrsiennes, et que mon hôte, sans vouloir en convenir, craignait une dénonciation. Nous décidâmes donc que j6^ quitterais Draveil le Imidemain, de la mftme 'façon

irons «T ^ATfA8B6 91

qne j'y Mais entré. La nuit venue, je-âescendis ttaos Yéc&nm. Je me blottis dans la paille du cabriolet, le manteau du diictettr par-dessos, et en route! Le trajet se II aaw encombre, ^ousles cent ou deux cents mètraa, nneiiprtrite b&tiemx frais delà commune se dienait air le bord du cbemin .

— Wêt datinom erlail la sentinelle en armant son fosU.

Le docteur répondait :

— Lazarethî

Bt le petit cabriolet continuait son roulement fêlé ft tnvQiiias pimes. A la lisière de la forêt, il â'arréta. La mis était dMerte. }» sautai à terre viTement.

*-«* Smm ceei, me dit rexeeHent ^homme, en ne tndant «n panier rempli de vivres et de bou<« WlleB»«. BafenBes^vons^et ne bougez pltxs.... j*iral vMisYafr MeoMt.

LMlessus il fouetta na béte, et Je me lançai dans le iourfé. Un quart d'heure après, j*étais rentré à Rnnllage.

...Il lonAe, ctepnis quelnues jours, unemeîgcfliie

M ffOBBBT fllELSOKT

ïàùn le compte d6 son glâi^; sQTvdllktt les cottvées, l0f terrien, conmtimit TâUée ftyortte de ses che^ TTeuiK Comme il «mit fleuflârt de voir tout ce saccage 1 Lee ailes tturaoïfateiâ en Tain oesadtafit'i^s où voler pour éviter les coups de fusil. Les lièvres, les lapins éperdus partaient entre les jambes des chasseurs ; et, au milieu de la déroute, un chevreuil blessé est venu se réfugier dans la ceor de r£rmitage^ Les yeux des bâtes «basâtes ootsiiie^expraMiomd^étâDiie*' ment dt de tendresse qui eetviiiuneuiiiiavvaiitei^ Cellelà me iïisait p^tié, iiereéeà la^ matgelle du ffoi^, ûù" xantle veut, marquant le sel de iieaf(attee«aQglaQte8« r^n ai eu un. redoublemeot d'indiguatlon contre oe pei^ piUafd qui se précipite avec des wtaoitésde sauttffeilessur la France vaincud^ eos vigoes^ ses maisons, ses blés, se», grands atènes^.etJ&pi^i'Uoe fois nwé,.e3Uermine jusquUnugttiiet! pBUC :n*f ita iaieeer de vivant*

Je n'onblierai jamaie cette chasse à cMé de la guerre, sous ce ciel baaet sembre, dan» ce passage de frimas oùrëclair4?or des easquee et des cors pas* sant entre k% brandies^ lee galops, les hallalis fai- 0aient pens^ au Chasseur noir des ballades alleman-

irir&BS' st. PâtMAtts 9i

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desw Au jour: tbmtMaits, des filas â» ehsvretles flOiA ^fanoei eel0vw au boid to route» tout oe gibier pitoifabie et géaniMnt Cétlôt naifliteicomme un soir de bataille»

19 Janrier.

M. Oa S'est battu toute la journée sous Paris. Seule^-^ ment le fracas des nûtraiUeuses ne m*anivait pa9 aussi disUnct que le ^décembre. J*ai trouvé qu'il y avait dans le bruit de œUe bataille lointaine je ne* sais qfielle impression de. lassitude^ de décourag<eH ment..

30 janvier.

M. (Test fiuL Paris se rend. L'arnûstice est sig.né.

BBSCRffiSRS FËÛILLSrnS

f an£te ici ce^ journal où j^ai. easa^é 4a fiito ^nlr f les improssiotts de meactnq mei9*4e soliCude.' Au^ jouid'hni, je suid retoamé à Dnveil datts la voitme

du docteur, mais sans me cacher cette fois. Les routes étaient pleines de paysans qui reviennent chez eux. Plusieurs se sont déjà remis & la terre. Tous les visages sont tristes; mais on n'entend aucune plainte. Fatalisme ou résignation?

Daos le village, encore occupé, les Prussiens promènent leur triomphe , insolents de tranquillité. Ils m*ont cependant paru moins féroces avec les habitants. . J'en ai vu qui s'en allaient en tenant des enfants du pays par la main. Uy avaitlà commeun commencement de retour à leurs foyers délaissés, à leurs vies sédentaires troublées par cette longue guerre... Le soir, en rentrant, j'ai aperçu sur le seuil de la maison du garde, la mère Guillard en grand deuil, presque méconnaissable. Pauvre femme i son mari mort, son foyer en ruines. G^est le malheur complet. Je l'entendais pleurer en essayant de mettre en ordre les débris du ménage.

Maintenant tout se tait dans l'Ermitage. La nuit est claire, l'air très-doux. Certainement le printemps est déjà sous cette neige qui commence à fondre. La forêt ne va pas tarder à bourgeonner, et je m'attends à voir bientôt des pointes d'herbes soulever les feuilles

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mortes. Là-bas, des grandes plaines tranquilles monte une buée pareille à la fumée d'un village habité; et A quelque chose peut consoler de la guerre, c*est ce repos de la nature et des honmies, ce calme universel d'un pays meurtri qui répare ses forces dans le sommeil, oubliant la récolte perdue, pour préparer les moissons à venir i...

MARKANTO

ÉTUDB ]>SPfiJ(MJB ÛOBBfi *—

..... Je veux bien vous la raconter, noos dit le baron Burdet en riant; seulement je vous préviens que la chose est un peu leste, et que devant ces dames... EnSn, j^essaierai toujours. SI j'allais trop loin, arffitez-moi...-

lie vcrilà donc, comme je vous disais, conseiller de piéfecAire à Âjaccio. J'arrivai à mon poste, un peu troublS. (Tétaient mes débuts dans Tadministratio^ ; puis la traversée, quinze heures d*ùne mer très-dure, Faspect renfrogné de cette lie d*Itbaque avec ses roches rouges et ses tourbillons de goélands, brochant sur le tout deux ou trois histoires de bandits, de vendettas qu'on m'avait contées à bord, bref, j'étais tout mal

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