‹ Robert HerrickChapitre 45 sur 88 · de calendriers, tel le chat qui lave · texte numérisé non relu

de calendriers, tel le chat qui lave

son oreille et dit que le temps se gâte ;

alors pour calmer la douleur de l'âge agrippant mes reins,

à mon jeune Iule je ferai chanter certaine chanson que je fis sur le sein de ma Julie et sur la rougeur de son front pudique.

13. Puis il lira mon poème où la fleur est enclose en un vase de cristal ;

puis la primevère, et puis un morceau de sujet plus noble,

afin d'éveiller en moi une ardeur plus transcendantale que le feu rampant qui s'insinua dans le sang de chaque vieillard de Troie,

14. quand la belle Hélène, avec ses regards, lança parmi eux ses enchantements ;

alors bondissant, malgré mes membres vieillis, de mon siège,

transporté de joie d'entendre ces vers, comme en un accès de désir nouveau j'irai m'écriant :

point de volupté hors la poésie !

15. Ainsi délirant et fou (Dieu le sait !) je reverrai choses mi-oubliées ;

souvent entre temps, je reparlerai des jours révolus.

LES IDEES iMORALES 34I

Ainsi tout en larmes et mes doigts jouant aux cheveux d'Iule, mi-pleurant et mi-radotant, dirai :

tels furent, Baucis, mes péchés d'antan.

16. Alors je dirai au fils de mon cœur (s'il peut trouver une pomme sauvage)

cju'il couronne l'âtre (mêlant ainsi Lare à notre gaîté)

et qu'il verse ensuite dans un gobelet notre bière brune si suavement aromatisée ; nous boirons d'abord au dieu du logis.

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