‹ Robert HerrickChapitre 54 sur 88 · Quand la maison soupire et pleure · texte numérisé non relu

Quand la maison soupire et pleure

que le sommeil couvre le monde, que seul je veillerai encore,

viens, doux Esprit, à mon secours.

^. Lorsque le docteur impuissant

ne songera qu'à son salaire, que son savoir sera à bout,

viens, doux Esprit, à mon secours.

5. Quand sa potion, ses pilules, ayant perdu tout leur effet,

ne pourront que m'être funestes,

viens, doux Esprit, à mon secours.

6. Quand sonnera le glas funèbre, qu'en troupe viendront les furies pour effrayer l'âme qui part,

viens, doux Esprit, à mon secours.

7. Lorsque les cierges brûlent bleu, que les consolateurs sont rares, plus nombreux même que sincères,

viens, doux Esprit, à mon- secours.

8. Quand j'aurai d'un signe approuvé, ma langue devenue muette,

la dernière oraison du prêtre,

viens, doux Esprit, à mon secours.

9. Lorsque je serai ballotté par le désespoir ou le doute, avant que l'heure ne s'écoule,

viens, doux Esprit, à mon secours.

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