Quand la maison soupire et pleure
que le sommeil couvre le monde, que seul je veillerai encore,
viens, doux Esprit, à mon secours.
^. Lorsque le docteur impuissant
ne songera qu'à son salaire, que son savoir sera à bout,
viens, doux Esprit, à mon secours.
5. Quand sa potion, ses pilules, ayant perdu tout leur effet,
ne pourront que m'être funestes,
viens, doux Esprit, à mon secours.
6. Quand sonnera le glas funèbre, qu'en troupe viendront les furies pour effrayer l'âme qui part,
viens, doux Esprit, à mon secours.
7. Lorsque les cierges brûlent bleu, que les consolateurs sont rares, plus nombreux même que sincères,
viens, doux Esprit, à mon- secours.
8. Quand j'aurai d'un signe approuvé, ma langue devenue muette,
la dernière oraison du prêtre,
viens, doux Esprit, à mon secours.
9. Lorsque je serai ballotté par le désespoir ou le doute, avant que l'heure ne s'écoule,
viens, doux Esprit, à mon secours.