‹ Robert le ressuscité (volume 2)Chapitre 4 sur 19 · I.K UrSMSCITÉ · texte numérisé non relu

I.K UrSMSCITÉ

désert; on eût juré qu'il n'y avait pas un être humain dans ce coin profondéinent triste et aride. Cependant, en regardant bien, Raoul distingua, i^roupées de loin en loin, des masses noires blotties dans, les taillis d'arbustes, derrière les touiïes gigantesques des romarins , ou au pied des rochers dont l'ombre les enveloppait d'un sombre manteau. A leur complète immobilité, on eût pris ces masses informes pour des blocs de granit, et elles auraient facilement écbaj)pé a l'attention de Raoul, si celui-ci n'eût été prévenu.

— Bien , murmura-t-il a voix basse , voici les routiers de Robert! L'enfant ne»

m'a pas trompé. Pauvres gens! ils se croient bien habiles , et ils me laissent aller a leur chef, ne soupçonnant guère ce qui va lui arriver. Allons, mes bons amis, restez là, puisque vous vous y trouvez bien ; restez, je n'ai certes pas envie de vous troubler.

Il silïla son cheval qui partit au trot, gêné dans sa marche par Tépaisseur de la neige.

Clochepain, se voyant en pleine campagne et craignant d'être découvert, s'engagea brusquement dans un autre che-

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min, mais les yeux toujours fixés sur le cheval de Raoul, el suivant une ligne parallèle qui devait le conduire au même but.

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