‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 105 sur 201 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

R. Lindet, à sa rentrée dans le Comité de salut public, est chargé des subsistances, des convois militaires, de Tagriculture et du commerce. Importance de ces services, depuis la mise en pratique de la nouvelle stratégie. Approvisionnement de Paris et de la France. Commission des transports. Suppression des ministres et leur remplacement par douze grandes commissions (12 germinal- 1*' avril 1794). R. Lindet préside et dirige alors les trois Commissions — du commerce et des approvisionnements, — de Tagriculture, des arts et manufactures, — des transports postes et messageries. Réorganisation du commerce extérieur. Maintien de la Compagnie d'Afrique. Agences ou comptoirs de Bordeaux et de Part libre près Huningue. Isolement absolu de Lindet dans ses bureaux.

Lindet avait été chargé, dès son entrée au Comité de salut public, de Tapprovisionnement et des subsistances ' : il était naturel qu'il reprît ses anciennes fonctions devenues journellement plus pénibles en raison, d'une part, de la pénurie des grains causée par la mauvaise foi des cultivateurs récoltant, et de l'autre, de la consommation toujours croissante des armées dont les effectifs grossissaient chaque jour, grâce à la levée en masse. On lui donna donc d'abord la direction des commissions des arts et de l'agriculture, ainsi que celle du commerce et des approvisionnements généraux, puis, plus tard, celle des transports, postes et messageries.

Prieur (de la Côte-d'Or), parlant de * la répartition du travail au sein du Comité, nous dit : « Quant à moi, j'organisai le matériel, armes et munitions, j'étais en plein dans la chimie, cela me convenait à merveille. Restaient les approvisionnements et sur-

1 . La Commission des subsistances se composait de Picquet et de Jouannot. Celle des transports avait pour principal membre Moreau. 3, Mémoires sur Carnot par son fils. Fans, 1861, I, 345 et suiv,

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