‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 122 sur 201 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Les municipaux de Couches devant le tribunal révolutionnaire. Lindet intervient en leur faveur (5 janvier 1794-16 nivôse an II). Il obtient d*abord une remise au lendemain, et avec l'assentiment de la majorité des membres du Comité de salut public, il donne à Fouquier-Tinville, Tordre de surseoir à toute poursuite pour fédéralisme. Delacroix attaque vivement Lindet à cette occasion, dans la séance de la Convention du 19 pluviôse. Attitude impassible de Lindet. Ses explications. Intervention de Danton. R. Lindet obtient un décret déclarant qu'aucune poursuite pour fédéralisme ne pourra avoir lieu avant que la Convention ait reçu un rapport général concerté entre Lindet et les autres représentants commissaires. Les accusés pour cause de fédéralisme sont ainsi sauvés. R. Lindet refuse de signer l'arrestation de Danton et de Delacroix, et fait prévenir Danton.

A la fin du mois d'août 1793, la Convention avait, — nous l'avons dit précédemment, — envoyé Delacroix (d'Eure-et-Loir), Legendre (de Paris) et Louchet (de TAveyron) en mission dans la Seine-Inférieure et TEure pour réorganiser les administrations, et notamment celles de l'Eure que R. Lindet et Du Roy n'avaient pu constituer avant leur départ pour le Calvados. Ces commissaires n'arrivèrent que le 18 novembre à Evreux, non point pour y terminer l'œuvre d'apaisement et de pacification inaugurée par Lindet, mais pour y raviver Tesprit révolutionnaire. Ils commencèrent par fondre en un seul les deux conseils de surveillance nommés au mois de septembre précédent, et mirent à la tête du nouveau Comité reconstitué HuUot, ami de Delacroix. On procéda alors à l'arrestation, pour cause de fédéralisme, de la municipalité en fonctions lors de l'insurrection de juin précédent^ et de quelques fonctionnaires qui avaient participé au mouvement '. Un nouveau conseil municipal fut

I . C'étaient : Letellier, maire, ami intime de Buzot ; Hauvel, Gardembas, Rigault, juges à Évreux; Legendre, juge à Louviers; Ménard, ingénieur des ponts et chaussées ; Talibon, huissier ; Gautier, Chouard, Cherchin, Pain, le rédacteur du Bulletin^ et Girard.

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