‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 24 sur 201 · Louis Blanc, Révolution, t. VIII, 191. Voir aussi p · texte numérisé non relu

Louis Blanc, Révolution, t. VIII, 191. Voir aussi p

3. Rue Saint-Honoré, 339. Son frère Thomas lui avait choisi ce logement qui ne consistait qu'en une chambre et un cabinet donnant sur une antichambre commune. Il prenait pension chez son hôte moyennant 6 francs, table et logement compris, plus 6 francs par mois pour le domestique. Deux autres députés logeaient dans la môme maison; Voir lettres de Th. Lindet des II et 38 septembre 1791.

la conduite des Girondins à la Législative. Dans une brochure publiée après le 3i mai 1793, R. Lindet s'exprime ainsi' :

Brissot, Guadet, Vergniaud, Gensonné se déclarèrent bientôt contre la cour, lorsque TÂssemblée législative porta un déret contre les émigrés qui formaient au-delà du Rhin, sous les ordres de Condé et de Tun des Capet, une armée qni menaçait les frontières. Louis, qui stipendiait cette armée de rebelles pour servir ses desseins, refusa de sanctionner le décret. Ces orateurs qui s'étaient emparés de la tribune ne permirent pas de rappeler à TAssemblée : que l'acte constitutionnel de 1791 portait que si le roi se mettait à la t6te d'une armée et en dirigeait les forces contre la Nation, ou s'il ne s'opposait pas par un acte formel à une telle entreprise qui s'exécuterait en son nom, il serait censé avoir abdiqué la royauté; que Louis devait 6tre censé avoir abdiqué la royauté, puisque, loin de s'opposer à l'armement des émigrés, il avait refusé sa sanction au décret qui rappelait ses parents en France et qui enjoignait aux autres émigrés de se séparer avant le premier janvier.

Louis, qui devait être exclu du trône, sut le conserver en renvoyant le ministre de la guerre et en confiant ce département à Narbonne, mauvais citoyen, courtisan corrompu, ministre perfide qui, pour trahir ouvertement la France, étouffer la voix des dénonciations et rendre inutiles les efforts de Lecointre et de quelques membres assez courageux pour l'accuser, n'eut d'autre art que celui de prodiguer des places aux parents de quelques députés et de se lier intimement avec Brissot, Guadet, Vergniaud, Fauchet, Gensonné, comme il l'était avec Condorcet...

Ces citations nous permettent de juger la conduite de Lindet. Associé aux Girondins et aux Montagnards pour renverser la royauté qtiand il eut constaté la fourberie du roi et les intrigues de la cour avec l'étranger, il se sépara des premiers, dès qu'il les vit se rapprocher du roi et renoncer à leurs opinions républicaines pour obtenir la puissance ministérielle.

Lindet s'opposa, le 1 7 août, à la création d'un tribunal extraordinaire, destiné à juger les défenseurs vaincus de la royauté.

La fin de l'interrègne qui se produisit entre le 10 août et la réunion de la Convention fut terrifiée par les horribles massacres de septembre, que ni Danton ni le ministère Girondin ne purent arrêter.

Comme les Girondins devaient se servir de ces tristes journées pour en faire supporter la responsabilité à leurs adversaires, à Danton et à ses amis, et essayer de soulever ainsi l'indignation

I. Exposition des motifs qui ont déterminé Robert Lindet, député du département de l'Eure à la Convention nationale, à voter pour l'arrestation de trente-deux membres de la Convention nationale. ^ De l'imprimerie du Journal des hommes libres^ chez Vatar et ass., rue de l'Université, n* 139 ou 926.

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