‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 79 sur 201 · I. Affiches du Calvados f n» du 4 août · texte numérisé non relu

I. Affiches du Calvados f n» du 4 août

3. Par arrêté du 5 août, les représentants autorisèrent l'administration des subsistances militaires à prêter 120 sacs de farine à la commune de Lisieux, sauf à elle à les rétablir dans les magasins militaires avant le i*' septembre {Registre des arrêtés des représentants. Ârch. du Calvados, L. reg. 83).

3. Lettre datée de Lisieux, 2 août 1793. Aulard, Recueil des actes du Comité de salut public, V, 45 1 .

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Lindet, aidé de ses deux collègues, avait la lourde tâche de résoudre.

La campagne militaire avait pris fin avec la dispersion des troupes de WimpfTen. Le Conseil général du Calvados publiait, le 26 juillet^ en exécution de son arrêté de rétractation de la ville, un autre arrêté pour licencier « et rendre à leurs travaux ordinaires les citoyens qui s'étaient enrôlés volontairement dans la force départementale » '. Tous désertent, avait dit Wimpffen, en partant de Lisieux, et moi je me cache à Bayeux jusqu'après le 9 thermidor '. »

La population de Caen, — est-ce fureur d'avoir été trompée par ses administrateurs, ou excès de zèle pour faire oublier sa conduite passée ? — ne tarda pas à s'ameuter contre les Girondins. Le Conseil général du département offrait, du reste, à la populace le spectacle d'une attristante attitude. Non seulement les membres de l'assemblée ne donnèrent aucune connaissance de leurs rétractations aux députés proscrits, mais ils poussèrent leur indifférence jusqu'à laisser afficher, sur la porte de l'hôtel de l'intendance où ils logeaient, les lois arriérées et le décret de la Convention qui les mettait hors la loi ! C'était donner à la foule surexcitée le droit de tuer ces proscrits sans autre forme de procès. Et alors, honnis, conspués, menacés par ceux-là même qui les acclamaient quelques semaines auparavant, les proscrits furent contraints de se cacher parmi les bataillons bretons jusqu'au jour où, considérés par ces soldats comme les auteurs de leurs souffrances, ils durent s'en séparer pour aller demander à la Bretagne de l'ouest un asile qu'elle ne pouvait leur offrir.

Vaultier, qui faisait partie des insurgés, a jugé très justement le mouvement fédéraliste.

LMnsurrection du Calvados, dans la réalité des faits, ne fut qu'une vaine et ridicule échauffourée. Conduite autrement, elle eut pu devenir toute autre chose. En se liant, quant à son objet, aux mouvements plus ou moins analogues qui se manifestèrent alors même à Rennes, à Nantes, à Bordeaux, à Toulouse, à Marseille, à Toulon et à Lyon, et en coïncidant par le fait, quoique sous d'autres couleurs, avec la grande insurrection de la Vendée, elle pouvait arriver à un immense résultats

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