‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 81 sur 201 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

La pacification du Calvados.

I. Les représentants se font remettre, aussitôt leur arrivée, les clefs du château. Suppression de la Société des Carabots. R. Lindet et Du Roy se défendent près du Comité de salut public contre la mollesse dans la répression dont on les accuse. Nécessité de modifier et de réorganiser les administrations suspectes ou convaincues de fédéralisme. Désaccord survenu entre les représentants. Mesures arrêtées pour assurer les subsistances et le recouvrement des objets d'armement, d'équipement et du matériel provenant de Tarmée départementale dissoute. — Tendances de la Société populaire favorables à WimpfFen. Incident à la f&te du 10 août. Réorganisation de l'administration du département, du district et de la municipalité de Caen. Difficultés nées à l'occasion des subsistances. Rupture de R. Lindet avec Bonnet (de Mautry) à l'occasion des arrestations que Lindet jugeait nécessaires. — IL Bonnet et Du Roy sont rappelés et remplacés par Oudot. R. Lindet, à la séance de la Société populaire du i5 septembre, déclare qu'il ne peut y avoir amnistie pour les administrateurs. Arrestation des administrateurs compromis. Commencement d'émeute militaire dans les bataillons de Paris qui demandent à rentrer, puisque la pacification de l'Eure et du Calvados est terminée. La population de Caen livre ses fusils pour les volontaires de l'armée. Le Journal de l'armée des côtes de Cherbourg, Travaux des représentants. La mise en état de défense des côtes de la Manche. R. Lindet et Oudot sont rappelés et remplacés par La planche. Résumé de la mission de R. Lindet.

Dans le jour même de leur entrée à Caen, les représentants du peuple, profitant de l'effet produit sur les anciens administrateurs par les manifestations de joie et d'enthousiasme qui avaient accueilli l'arrivée de l'armée de pacification, exigèrent la remise immédiate entre leurs mains des clefs du château. Ce château, qui domine la ville, avait été élevé plutôt pour servir

Page 1