Journal de Rouen du ig août lygS
2. Lettre du 17 août, Arch. nat., AF II, 168; — Ministère de la guerre. — Armée des côtes de Cherbourg. Aulard, Recueil des actes du Comité de salut jpublic, VI, pp. 16 et 22. — Registre des arrêtés des représentants; — Mémoire du 5 août; — Arch. Calvados.
3. Voir le rapport de Mallarmé sur cette (question ; Monitçttr du 23 juillet 17^3.
[1793] RÉORGANISATION ADMINISTRATIVE DU DÉPARTEMENT l85
Cette somme de 220,000 francs avait été remise à Berthier, receveur du district de Caen, par Lecerf, président, Paysant, Delarue et Carpentier, administrateurs de l'Eure, les 26 et 29 juillet, en même temps qu'un dépôt cacheté dont on ignorait le contenu. Quelques jours après, les représentants font dégager le magasin à poudre de Cherbourg de tout ce qui Tenvironne et peut gêner la circulation à l'entour de ses murs. Ils assurent la défense de la ville et affirment au Comité de salut public que le général de Tilly fait bonne garde dans ce port de guerre '. Ils soumettent enfin au Comité de salut public un arrêté du département de la Manche concernant les subsistances.
Nous en avons, disent-ils, approuvé les dispositions et assuré l'exécution. Vous vous convaincrez que tous les esprits sont fortement prévenus contre les accapareurs, et qu'on est persuadé qu'il en existe encore. On veut de grandes mesures pour se garantir à l'avenir des maux que l'on a soufferts. Le district de Bayeux, celui de Lisieux * ont également pris des arrêtés que le danger, les circonstances et l'urgence les ont avertis de la nécessité de prendre. Tandis que tous les corps administratifs s'occupent des moyens que les localités leur présentent, nous fixons l'opinion publique sur les principes et les droits de la nature et nous rappelons toutes les dispositions particulières à un pian général et uniforme de surveillance. Rassurez promptement le peuple contre les efforts des malveillants. Dissipez l'inquiétude publique. Le peuple ne peut être heureux dans un état d'alarme et d'agitatation continuelles.
On ne peut mieux juger des difficultés que les représentants rencontraient pour l'approvisionnement en subsistances qu'en résumant ici le mémoire que Lindet et Bonnet adressaient au Comité de salut public et au Comité d'agriculture, le 29 août 1793, en le faisant précéder de ces mots :
Nous vous adressons nos observations sur les subsistances : lisez-les et jugez ^. Nous attendons votre décision. Donnez-nous la paix, donnez-nous-