‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 38 sur 87 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mme POTDEVIN.

Après... nous avons vu ces deux vagabonds.

POTDEVIN.

Ah ! oui! L'un vêtu d'une polonaise en guenilles, l'autre en habit rouge.

Mme POTDEVIN.

Je les ai fait flanquer au violon ! Je ne suis pas une poule mouillée comme vous, M. Potdevin!

POTDEVIN.

Ge n'est pas encore des candidats, ceux-làî

Mme POTDEVIN.

C'est vrai... mais ils ne peuvent tarder. (Aux Électeurs.) Messieurs et chers concitoyens, je vous prie de prendre encore un peu de patience, il est certain que notre candidat conservateur, monsieur le Marquis de Blanche-Couronne et notre candidat libéral, monsieur Bougebœuf, ne sont pas loin !

GIGONNET

En attendant, nous mourons de faim!

POTDEVIN.

Une idée! Vous savez où est la grande route?

GIGONNET

Parbleu!... Nous y sommes depuis cinq heures du matin!

POTDEVIN.

Eh bien, il s'agit tout simplement d'y retourner.

Mme POTDEVIN.

Tiens ! voilà la première fois de votre vie que vous ne dites pas une bêtise!

GIGONNET

En route, mes enfants!

TOUS

En route!

JACQUOT, entrant pendantle commencement de la sortie. Monsieur le maire.

Mme POTDEVIN.

Quoi?

JACQUOT

Ce sont les deux vagabonds arrêtés tout à l'heurequi demandent à être interrogés.

POTDEVIN.

Je n'ai pas le temps !

TOUS

Vive monsieur le maire !

Sortie générale.

JACQUOT, seul.

Ah! ma foi, tant pis!... Qu'ils se tirent de là comme ils pourront... Je vais au devant des candidats'

Il sort.

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