‹ Robert Owen, 1771-1858Chapitre 38 sur 113 · Un ancien maître d'école de iV. L., op. cit · texte numérisé non relu

Un ancien maître d'école de iV. L., op. cit

2. Owen avait invité Joseph Lancaster à venir en Ecosse, et, en i8i3, un grand dîner public lui ayant été offert, Lancaster avait prié Owen d'être son président ; notre auteur fut amené à prendre la parole et à exposer pour la première fois en public ses idées sur le rôle des circonstances et de l'éducation. « L'approbation spontanée (que reçut son discours) et la réception de Joseph Lancaster nie conduisirent à écrire mes quatre essais. » Les deux premiers sont de la fin de 1812, les deux derniers du commencement de l8i3. Owen apporta le manuscrit à Francis Place qui le lut et le corrigea. (Voir Graliain, Walias, Life of Pince, p. t)3.)

142 PIIILANTHROPISME PATRONAL

Il ne convient pas de s'arrêter longuement aux Vues nouvelles qui ne font que répéter de façon peu didactique des idées et des faits déjà connus ; il faut cependant donner le sommaire et indiquer l'esprit de ces essais qu'un auteur a appelés le point de départ du socialisme moderne '.

Dans le premier essai Owen déclare que le caractère des classes pauvres est le produit des circonstances qui les adonnent au vice et à la misère. Les puissants de ce monde sont responsables de cette situation malheureuse, car ils ont entre les mains le moyen de former des caractères socialement utiles et individuellement heureux. La réforme sociale viendra donc d'en haut. Pour leur apprendre à devenir dès leur jeune âge les agents du bonheur universel, on devrait donner à tous les enfants sans exception une éducation rationnelle qui respecterait les instincts de la nature et ferait comprendre l'harmonie existant entre le bonheur individuel et le bonheur collectif ^ Voilà « le devoir présent » qui s'impose aux gouA'ernements de tous les pays. On dépense des millions pour punir les crimes et on

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