I. G. W allas, op. cit., p
3. New View, p. 270. « Avec une précision mathématique, l'homme peut être entouré des circonstances qui doivent aujjinenter graduellement son honlieur et supprimer facilement la misère. »
ROHKUT ONVEN LE BON PAÏHON DE NEW-LAXAKIv iW
ne fait rien pour les prévenir. Du reste les mesures proposées par Owen sont des mesures de paix sociale, destinées à augmenter le bien-être général au profit de toutes les classes de la société : ft La sagesse des classes privilégiées, dit Owen. sera d'apporter leur concours sincère et cordial à ceux qui ne veulent pas toucher un iota des avantages qu'elles sont censées posséder aujourdliul, à ceux dont le premier et dernier désir est d'augmenter le bonheur particulier de ces classes aussi bien que le bonheur de la société. Il suffira de quelque réflexion de la part des privilégiés pour leur dicter cette ligne de conduite. Ainsi sans révolution, sans guerre, sans sang versé, qui plus est sans même déranger prématurément rien de ce qui existe, le monde sera préparé à accepter les seuls principes capables de servir de base à un système de bonheur et de détruire les sentiments d'irritation qui n'ont si longtemps affligé la société que parce que jusqu'à présent la société a ignoré la manière de former des caractères utiles à la communauté. » L'expérience de New- Lanark a prouvé que ce n'était point là de la pure théorie, mais que ces principes pouvaient recevoir une application pratique : c'est pourquoi Owen consacre le deuxième et le troisième de ses essais à raconter ce qu'il a fait et ce qu'il veut encore faire à New-Lanark. Dans le quatrième essai
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Owen indique les mesures législatives qui s'imposent dès à présent aux gouvernements. Les unes sont négatives : suppression des lois qui encouragent la consommation des boissons alcooliques (licences accordées aux débitants, etc.), — des lois qui sanctionnent et légalisent le jeu sous le nom de loterie d'Etat, — des poor laws, — suppression enfin de lois pénales, inutiles puisqu'il s'agit de prévenir et non de punir, et qu'un système général d'éducation rationnelle détruira dès l'enfance toute inclination au mal. Les mesures positives dont Owen préconise l'adoption immédiate sont au nombre de deux : un système national d'éducation et un système d'assistance par le travail. L'Etat n'a pas seulement pour devoir de donner à tous sans exception une éducation rationnelle, mais aussi d'employer les ouvriers en cliômage à des travaux publics, construction et réfection des routes, canaux et docks, travaux de construction maritime, etc.. L'Etat doit assurer du travail aux cliômeurs involontaires à un taux légèrement inférieur au salaire moyen de l'industrie privée. On trouve ainsi dans les Vues nouvelles la première indication d'un projet d'assistance par le travail qui, en 1817, amènera Owen à tracer le plan des villages d'Harmonie et de Coopération mutuelle.
En écrivant les Vues nouvelles, Owen a surtout
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pour objet de gagner à ses idées « les membres les plus liaut placés de l'Etat et de l'Eglise' ». Aussi, avant de les publier, Owen communiquet-il au gouvernement les quatre essais afin de leur faire donner l'estampille officielle. Le premier ministre est lord Liverpool et le secrétaire de l'intérieur lord Sidmoutli. Après en avoir pris connaissance, le gouvernement déclare qu'il n'a aucune objection à laire aux essais ; lord Liverpool exprime à Owen sa haute approbation et lord Simoutb lui demande quelles sont ses intentions : Owen lui offre deux mille exemplaires reliés et interfoliés et le prie de les adresser aux principaux gouvernements d'Europe et d'Amérique, auxplus célèbres professeurs des Universités, avec prière de les renvoyer, après lecture, en indiquant leurs objections sur les feuilles blanches. Lord Sidmouth accède à son désir, et l'envoi des Vues nouvelles aux autorités sociales se fait sous les auspices du gouvernement anglais. Avant de faire subir aux essais l'épreuve de l'opinion publique, Owen redemande au gouvernement s'il ne voit aucune objection à cette publication et lui offre de nouveau un certain nombre d'exemplaii es destinés aux évoques. L'ambassadeur des Etals- Unis propose à Owen de faire parvenir son livre