I . Nursery of meu
M. Owen suppose que toutes les mauvaises passions seront détruites radicalement, que, vêtus et nourris, les pauvres n'aspireront à rien au delà... » Avec M. ÛAven il serait vain de discuter : défendre son système est au-dessus de ses moyens. Il agit sagement en évitant de répondre et en se contentant de répéter : « Mon projet est le meilleur et le plus admirable qui soit jamais sorti .d'un cerveau humain. Cela est, parce que cela est. Voyez, dit-il, quel joli plan j'ai tracé sur le papier * ! A quelles distances égales j'ai placé telles et telles constructions ! Quelle uniformité elles présentent ! Ici sont les communs, là les écoles et les salles de lecture, ici les salles de réunion, là les brasseries, les ateliers, les greniers. Ici on installera les femmes, ici les hommes, et là les enfants. On les réunira pour dîner chaque jour à heure fixe et on les habillera et on les instruira et on ne les fera pas trop travailler. Oh ! combien ils devront être heureux ! Il n'y aura plus d'obstacles au bonheur. Toutes les mauvaises passions seront déracinées et je voudrais bien moi-même vivre de cette vie-là. Qui me comprend ne peut rien objecter : il y aura une chapelle oii la vérité seule sera enseignée et des écoles où l'on
I. Allusion au plan des villages d'harmonie et de coopération mutuelle qui se trouve h la suite du Reporl on Ihc Poor, p. 64.