JE VIENS A ÊTRE MALADE, ASSURÉMENT JE MOURRAI FAUTE
de secours! Seigneur, que deviendrai-je? » — Alors des larmes coulèrent en abondance de mes yeux, et il so
HOBIMSOX
passa un long temps avant que je pusse en proférer davantage.
Dans cet intervalle me revinrent à l’esprit les bons avis de mon père, et sa prédiction, dont j’ai parlé au commencement de cette histoire, que si je faisais ce coup de tête Dieu ne me bénirait point, et que j’aurais dans la suite tout le loisir de réfléchir sur le mépris que j’aurais fait de ses conseils lôrsqu’il n’y aurait personne qui pût me prêter assistance. — « Maintenant, dis-je à haute voix, les paroles de mon cher père sont accomplies, la justice de Dieu m’a atteint, et je n’ai personne pour me secourir ou m’entendre. J’ai méconnu la voix de la Providence, qui m’avait généreusement placé dans un état et dans un rang où j’aurais pu vivre dans l’aisance et dans le bonheur; mais je n’ai point voulu concevoir cela, ni apprendre de mes parents a connaître les biens attachés à cette condition. Je les ai délaissés pleurant sur ma folie; et maintenant, abandonné, je pleure sur les conséquences de cette folie. J’ai refusé leur aide et leur appui, qui auraient pu me produire dans le monde et m’y rendre toute chose facile ; maintenant j’ai des difficultés à combattre contre lesquelles la nature même ne prévaudrait pas, et je n’ai ni assistance, ni aide, ni conseil , ni réconfort. » — Et je m’écriai alors : — « Seigneur, viens a mon aide , car je suis dans une