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CHAPITRE QUATRIÈME

Impressions de Rochefort. — « La parole de Dreyfus » et « Preuves sur preuves ». — «Le retour de nie d'Elbe » et « La Justice et les Juges ».

Comme on le voit, Drumont radotait la formule: « Bâillonnez Monod », « Bâillonnez Duclaud ».

Le bâillon est un moyen de gouverner.

II est, d'ailleurs, h la portée du premier venu, qu'il s'appelle Béhanzin ou Weyler.

Mais, au point de vue de la conscience universelle, il ne constitue pas une amélioration des principes consacrés depuis 1889.

C'est un moyen à la « Béhanzin » ou à la « Weyler » •' c'est aussi un moyen à la « Vacher».

En le préconisant, de préférence aux procédés suivis par Méline et par Brisson, Tantisémitisme faisait lui-même l'étalage de son impuissance en face de la vérité.

L'argument du bâillon est en effet celui de Tassassin et du voleur, qui n'en ont pas de meilleurà leur service.

Rochefort publia dans Y Intransigeant du li novembre, sous le titre u Papier pelure », cette amusante fantaisie :

I. — Comment reconnaître le quadrillage d'un papier, comparativement à un autre?

Ecrasés par les dépositions des ministres auxquels a été soumis le procès Dreyfus, désorientés par les témoignages innombrables qui font de la -culpabilité du protégé de Trarieuxune indiscutable certitude, les vieux ûls-de-soie de la Cour de Cassation ont imaginé la manœuvre connue en justice sous le nom de « coup da filigrane >, truc déjà usité dans plusieurs affaires.

Il a été établi que la famille du traître avait, il y a déjà longtemps, cherché à se procurer de l'écriture da commandant Esterhazy, afin de la faire décalquer.

Cette mèche ayant été éventée, les enquêteurs essayent d*en allumer une autre.

Cette fois, c'est la similitude d'un papier, signé Esterhazy, et quadrillé comme celui du bordereau, qui vient de remettre du cœur au ventre des enquêteurs.

Le Temps^ moniteur officiel de Manau et du Syndicat, nous fait part de la saisie, chez un agent d'affaires, de ce document, étranger à la question Dreyfus, mais dont le quadrillage est toute une révélation.

Pourquoi et sur quelle dénonciation, la chambre criminelle a-t-elle jugé à propos de faire saisir spéciale* ment cette lettre, quand on en possède une dizaine du commandant, sans compter celles qu'il a soi-disant adressées à madame de Boulancy ?

Comment l'indicateur de ce billet insignifiant, puisqu'il ne se rapportait en rien à la trahison de Dreyfus, a-t-il pu savoir que le papier en était quadrillé exactement comme celui du bordereau ?

L'agent qui a signalé cette ressemblance avait donc eu ledit bordereau entre les mains?

On peut reconnaître la forme d'une écriture, mais le quadrillage d'un papier comparativement à un autre!

Cette perspicacité passe réellement les bornes de la vraisemblance.

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n. — Il faudrait à Bsterhazy une jolie dose d'incohérence pour s'amuser à se servir de ce môme papier.

Aussi le Temps est-il muet sur les circonstances, grâce auxquelles cette pièce à conviction a été dénichée. Bard et Manau ont sans doute employé leur soirée à trouver l'explication de cette étrange découverte.

Et, en effet, si, comme le prétendent les Reinach^ les Picquart et les Jaurès, le bordereau est de la main d'Ësterhazy, il faudrait à celui-ci une jolie dose de légèreté on plutôt d'incohérence pour s'amuser à se servir, pour son courrier quotidien et sa correspondance avec ses hommes d'affaires, du même papier qui lai aurait servi à confectionner — - par ordre de l'état-major — des bordereaux destinés à passer pour avoir été écrits par d'autres.

Ce faussaire, que les dreyfusards accusent d'être le véritable traître, serait encore plus maladroit que Dreyfus lui-même, qui, au moment de sa dégradation, a fait devant les capitaines d'Attel et Lebrun-Renaud des aveux quil tente vainement de rétracter aujourd'hui.

Car si Je commandant Esterhazy avait commis la trahison pour laquelle a été condamné le juif que Trarieux, Jaurès et Picquart voudraient donner comme remplaçant au Nazaréen, qui d'ailleurs était juif aussi, il serait passible de la peine de la déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée.

Or, de même que les assassins se bâtent de jeter le couteau avec lequel ils ont égorgé leur victime, il est clair que le premier soin d'Esterhazy eût été de faire disparaître le restant des feuilles du papier pelure^ sur lequel il aurait tracé des lignes, susceptibles de l'envoyer au bagne.

Les décalqueurs me paraissent avoir, cette fois encore, raté leur combinaison.

Pour que l'agent d'affaires, chez lequel la chambre criminelle a fait opérer une perquisition, ait su que la

eçue d'Ësterliazy, avait été écrite sur le le bordereau, il faudrait qu'Esteraana motif plausible, eût aiasi confié I plus terrible des secrets, ni mon pauvre Bard — pauvre est ase — je sais bien qu'il faut gagnerea ment, si vous n'avez qu& ce papier ittre l'efTet des dépositions des vingtas cinq ministres, vous aurez grand' i'aflaire — et de « l'affaire >.

)n, déduitedu «miniinum » depruis et des faussaires, rappelle la déa corruption des magistrats de la ée de « l'exécration publique » que seuie «pouvait compenser, reuves à la « Lemice-Terrieux ».

it simplement une belle crédulité iquel elles sont offertes pour argent

lues n'empêchaient pas les événeîur cours normal vers la révision

istatait non sans amertume, dans i7 novembre, sous le titre : • La

nmande. La Cour d

pas obtenu de M. Dupuy l'ordre de ' à Dreyfus la marche et les premiers

léle ouverte sur la révision de son .ux tablettes empoisonnées a immélux traîtres de la Cour de cassation tte communicationX aurait lieu sur ) par les voies tes plus rapides, d&l-eo

LE HINIETËRB DUFUY

dépeneer, aux frais des contribuables francs de cablogrammes.

Car Reia&ch commaDde et la cha obéiE.

Les anciens fonctionnaires véreux partie, la composent ont tous, en e£F des arpents de cadavres qu'ils ont tou'ii déterrer.

Or, Reinach a trouvé dans les papie père nombre de documents qai lui sert cber les plus récalcitrants.

C'est mâme pourquoi tons les anc non-lieu et acquittés, du Panama man seul concussionnaire pour Dreyfus,

Vainement voudraient-ils adopter silence et d'effacement, qui les fasse pe Reiaach pousse à la tribune ceux qui s< tÉB, et à la forfaiture ceux qui sont dev

Et non seulement il sait où sont entei mais il sait également où sont allés les

lit s'il a les reçus des obligés de son aussi ceux des salariés du Syndicat.

Renvoyé à ses tablettes par le cb( M. Charles Dupuy, il a tenu à montrer i de quel pouvoir disposait la juiverie al désemparer, il a obligé les juges enquê der ce que venait de lui refuser le minii

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