III. — Noas sommes entre les mains d'une bande de scélérats
Quel rapport de telles machinations et falsifications judiciaires ont-elles jamais eu avec la justice ?
La première condition d'impartialité, pour ceux qaî jugent, c'est l'indépendance.
Relisez, je vous prie, le rapport de Bard et le réquisitoire de Manau : ces deux factums sont uniquement composés avec les brochures de Jaurès et les articles d'Yves Guyot ou de Reinach.
Ces deux conseillers n'ont pas pris la peine d'accomplir eux-mêmes leur méprisable besogne.
Ils ont emprunté aux plus tristes haillons dreyfusards
Or, il faut savoir qai mène cette campagne.
A la Chambre, c'est Uoavier, qui assista aax derniers
qaets de l'escroc Jacques de Reinach, bean-père de
inle-de-Juif.
Au Sénat,- c'est Constans, dont la biographie n'est
us à faire.
El ces deux lascars, guettés pendant toute lettr vie par
cour d'assises, traînent derrière enx tons cens qni ont
tssé pntre les mains du suicidé de Nivillers des preuves
i leur ignominie et de leur vénalité.
Le gendre du corrupteur auquel Arton, anjourd'hoi
ssi libre que vous et moi, servait d'intermédiaire, a
turellement recueilli tous les papiers susceptibles
Mre mis un jour sous le oez des corrompus.
Dâ sorte que, tant au Sénat qu'à la Chambre, les
oupes de trahison comprennent tous cens qnîaalre-
is touchèrent, tous ceux qui touchent et tons cenx qui
ndraient toucher.
Notre pays, que la Ucheté ministérielle a déjà si
uellement abaissé devant l'Angleterre, esta cette heare
mbé dans les mains de mercantis, dont les uns vcd-
n( leur conscience et dont les antres l'achètent.
Les sénateurs les plus ankyloeés retrouvent des jam-
is, pour entrer dans cette sarabande.
Magistrats, élus du suffrage universel et du suffrage
iBtreint, tous passent maintenant & la caisse.
— Allons! à combien l'ajournement du procès Piclart ? Un joli million, est-ce assez?
— Oh I non! Il nous faudrait au moiog douze cent il le francs.
— Douze cent mille francs ? Soit! Adjugé poar douie nt mille francs Et pour la mise en liberté provisoire I ce H seul honnête homme de l'armée? » Y a-t-il archand à cinq cent mille francs?
etnent extraordinaire el stupé&aQt, et gantes visions du passé s'effacent devant
ience d'nn cas pathologique et, quelque isse la part de la corruption par l'ar- I forcé d'admettre qu'il existe la comme e la névrose Juive.
:eB vieillards, hébétés par des débauches > tard, ne jouissent pas de tonte lear
I vétérans des Assemblées pourraient-ils justifier cette usurpation du pouvoir pouvoir judiciaire?
ippelez les cris de fureur des journaux and nous réclamions la convocation des flîrmant que TalTaire Dreyfus, qui avait . à tant d'interpellations et qui, depuis e pays, était une affaire gouvernemen-
;s quand nous déclarions, ce qui était 3, que le ministère, qui ne s'était cons-
promesse de ne pas faire la révision, r les représentants du pays avant de e de ce qu'il avait promis I cependant, était absolument juste,
de cassation n'avait pas encore été saisie.
i de la Synagogue ne l'entendaient pas
là.
e, hurlaient-ils, n'a rien à voir là-de-
I affaire judiciaire, exclnsiveoient judi-
ment n'a pas à s'en mdier. »
imi Lasies voulut interpeller, à ce sujet,
conseil, les députés, qui demain applao-
I M. Lagasse ou M. Charles Bos, cocn-
empëcher notre ami de parler,
Dupuy, il répondit que l'affaire était de la jnstice et que le gouvernement se l'intervenir.
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Si, au lieu de Siiisbury, déjà âgé et qui répugne à la ruptu/e définitive, nous avions eu devant nous Chamberlain, qui est un casse-cou, l'Angleterre aurait risqué la partie et Toulon serait probablement pour la seconde fois au pouvoir des Anglais, sans que nous apercevions le Bonaparte qui serait de taille à le reprendre.
Quant à la Russie, lasse de nos perpétuelles tergiversations, écœurée de tout ce qui se passe chez nous, elle nous aurait probablement déclaré que les traités interdisaient à sa flotte de sortir de la Mer noire et nous aurait laissés nous débrouiller tout seuls.
Tous les services importants étaient dans le même désarroi.
Nous pourrions donner là-dessus des renseignements inouïs, mais je crois qu'il vaut mieux s'abstenir.
L'AQaire avait peu à peu hypnotisé tous les ministres; on ne pensait plus qu'à TAfiaire, on ne parlait que de l'AflFaire.
m. ~ C*est une figure intéressante encore que celle de Paure...
C'est dans de pareilles circonstances, au moment où l'univers est comme étreint par un sentiment d'angoisse, que des Yolland, des Monis, des Barbey, des Goyotne se préoccupent que du beau Picquart, du divin Picquart, dit Talmeyr.
Juger Picquart comme on jugerait un simple soldat qui aurait abandonné son poste et manqué à ses devoirs I
Y songez-vous? L'idée d'un acte si audacieux peatelle même se concevoir?
Il a travaillé pour les Juifs, il est sacré.
Je vous le répète, il n'y a pas de spectacle dans l'histoire qui soit comparable à celui-là ; même aux heures les plus ignominieuses et les plus viles, il n'y a pas de turpitude qui approche de celle-là, qui révèle plos de cynisme, plus de bassesse, un mépris plus absolu pour les intérêts de la Patrie.
LE MINISTÈRE DUPUÎ
C'est une figare intéressante encore que cell Faare, le notable commerçant qui ne veut pas q dise dans un discours officiel qu'il est un parvenu e profite de la phase sinistre que nous traversons collectionner tous les ordres de chevalerie de l'Eut
Hier, c'était la Toison d'Or; demain, ce sera l'An ciade.
C'est tellement beau de snobisme, d'inconsciem d'enfantillage, que les mots manquent pour espr ce qu'on éprouve.
Et rien, rien, rien... Pas un homme, pas une vol( DQe indigence si lamentable et si complète que si Di avait seulement l'énergie de répéter à Lagasse i Charles Bos ce qu'il a dit à Lasies, il passerait g homme du coup ; il apparaîtrait à cette nation plo daQsun noir marasme comme l'homme de gouve ment attendu.
C'est égal, nous avons fait du chemin 'depuis ansl
1798, c'est l'année de l'expédition d'Egypte, l'ai de Bonaparte aux Pyramides et de Masséna à Zui
1898, c'est l'année de Dreyfus, et tant que les An mites n'auront pas triomphé et sauvé ce pays meurt, ce sera l'année de Dreyfus, quand ce ne pas l'année de Reinach...
B Les Vieux Turpides » débutait par un « api à l'histoire.
Ce mot, d'ordinaire sacré, car la grande éducal du genre humain est pour nous une seconde m servait cette fois encore à Drumont de prétex placer quelques gros mots sur les vieillards •< héb par les débauches prolongées trop tard ».
C'est des sénateurs que Drumont parlait ainsi, a avoir profané le nom de l'histoire, sans se souciei la justesse de cette injure collective à plusieurs (aines de personnages, dont plus d'un était m
y— 7^»^--•-^-^ -.-tr- .'"»*'{•', «ç^^r»^;
Aajourd'hai ce qu'il espère tirer da remue-méDage qu^îl a provoqué parmi les chauves du Luxembourg à propos du projet d^ajournement du procès du faussaire, c'est tout simplement sa nomination à l'ambassade de Gonstantinople. «
Au premier abord, ces deux affaires ne sont pas plas connexes que celles de Picquartet de Dreyfus; mais le tenancier des Trente- Six-Bètes ne s'embarrasse pas pour si peu, et voici quel est son plan, dont je puis garantir l'exactitude :
Le vieux Mandrin n*envoie ainsi de délégués sénatoriaux embêter les ministres et jeter des bâtons dans les roues du char de TËtat qu'afin d'obliger, à force de turlupinades et de coups d'épingle, le gouvernement à se débarrasser à tout prix de lui, de ses menaces et de ses interpellations.
Gomme dans les bagnes et les maisons centrales, il joue les « terreurs » auprès de M. Charles Dupuy et particulièrement de M. de Freycinet, auquel il a toujoars inspiré — je le sais mieux que personne — un dégoût mêlé d'inquiétude. Et, avec le cynisme particulier aux escarpes, il dit à nos infortunés gouvernants :
« De deux choses Tune : ou vous me bombarderez ambassadeur en Turquie, ou je lâcherai sur vous tous mes Monis, tous mes Desmons et tous mes Volland. »
Il compte ainsi sur son habileté à pratiquer le chantage pour amener le cabinet, tant par peur des coups que par besoin de repos, à lui octroyer la place a laquelle il aspire et dans laquelle il appliquerait plus aisément que partout ailleurs ses procédés de dévalisage.
Ce serait un lascar à cambrioler jusqu'aux bijoux des femmes du harem et à dénouer de ses propres mains la ceinture de la sultane favorite.
II. — Si Constans représente la France sur le Bosphore, Gonstantinople ne sera plus que Constantinette.
Tel est le résultat pour lequel les crânes chenus du
UYRE TROISIÈME
Elle faisait songer à la fable <r Le Serpent et la Lime », chaque fois que Rochefort lui donnait cours. u Constantinelte » était le dernier mot de Finfortuné marquis de Yascagat.
C'était sa flèche du Parthe/Elle blessait d'ailleurs la main qui la décochait.