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III. — Brisson et Chanoine, le plus infâme de ses complices

Eh bien ! c'est de son mutisme aussi bien que de ses mensonges que, dès la rentrée des Chambres, les interpellateurs devront lui demander compte.

Tout ce que son hypocrisie huguenote avait tenté pour donner le change au pays, c'était de frapper d'un arrêté d'expulsion un correspondant italien qui, de Paris, avait adressé à son journal un article où il était question de l'arrestation, pour complot contre la sûreté de l'Ëtat, de deux généraux qui avaient été incarcérés au Mont-Valérien.

Mais cette mesure purement comminatoire n'a même pas été exécutée et, en effet, ne pouvait pas l'être, attendu que Texpulsé eût été parfaitement fondé à dire au ministre :

« Gomment T vous me faites porter par vos agents le récit d'une < conjuration dont vous confiez en même temps tous les détails aux feuilles entretenues par le Syndicat Dreyfus ; et quand, selon votre désir et dans le but de vous être agréable, je fais part à mes compatriotes de vos confidences, vous me faites, pour tout re-

merciement, recondaire à la frontière ! 11 me parait difficile de pousser plus loin l'ingratitude ! »

Ge raisonnement irréfutable aurait mis Brisson dans une position tellement fausse, qu'il s*est hâté de remiser son tonnerre.

Si bien que, pendant plusieurs jours, on a pu impunément, en France et à l'étranger, accuser de haute trahison des généraux qu'on désignait, sinon par toutes les lettres de leurs noms, au moins par leurs fonctions ou par leurs initiales, ce qui revenait au même ; et loin de les disculper, Brisson et Chanoine, le plus infâme de ses complices, persistent par leurs réticences à laisser planer sur ces calomniés les plus odieux soupçons.

Et Sarrien a fait semblant d^adresser une circulaire aux procureurs généraux, pour les inviter à lui signaler toutes les attaques qui se produiraient contre l'armée I C'est à s'en tenir les côtes I

La comparaison de Brisson avec « le cambrioleur gui vole l'argenterie » constituait le plat de résistance de cette petite pantalonnade. Les pommes cuites et le bain de pieds à la moutarde en étaient le hors-d'œuvre et le dessert. C'était un maigre régal. Il montrait quel cas « Boubou » faisait de ses lecteurs.

Pour se régaler à si bon compte, ceux-ci n'étaient pas difQciles.

Leur menu du20 octobre, « L'art de mourir », n'était pas plus substantiel :

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