‹ Rochefort?Chapitre 19 sur 112 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Factuii) de Rochefort : « La France aux Anglais ». —Article de Dramont ; « La Rentrée ». — Factum de Rochefort : « L'Interpellation Cavaignac ». — » Appel aux Français » de la Ligue Autisémitique de France. — Factum de Drumont : « L'Échéance ».

Ces lignes étaient aussi inexactes qu'ennuyeuses : elles n'avaient même pas le mérite d'intéresser. Dru mont en faisait spontanément Taveu. En quoi, il se montrait, certes, fort inférieur à l'affranchi du Bas- Empire, Tigillin, auquel il prétendait comparer le Premier Président Forichon.

L'historien recueille ces invectives sur le fumier où elles pourrissent, afin d'étaler impartialement devant la postérité le néant moral où étaient tombés, en octobre 1898, les ex-favoris de l'opinion. Au moment où nous sommes arrivés, ceux-cijetaient leur dernière bave aux anciens collègues de Cavaignac^ que la conscience tardive du crime commis contre Dreyfus obligeait à en aborder la réparation.

Ce même jour, Rochefort y allait d'une 'suprême folie, « La France aux Anglais » :

lurnanx dreyfusards, organes offlcieax et mAme du Hiaistére de Trahison, sont nnaniines à l'enr dans sa reculade et à le féliciter de sa couarant les provocations de l'Angleterre, ne aberration sans précédent dn sens national, chorus avec la presse britannique contre la préaf&cliée par le commandant Marcliand, de res> [i son gouvernement l'a envoyé, de ces organes dësorganisateurs n'a pas hésité à 'que le Royaume-Uni étant l'état le plus libérai ope, c'était à la République française à lui céder

nne mieux que moi n'a été à même d'appréciei alisme de l'Angleterre, oii j'ai vécu six années, jpareiica d'une inquiétude ou d'une persécution, ommage rendu aux bienfaits de la ConstitutioD cependant aller jusqu'à lui permettre de nous les territoires, que nous considérons comme 'opriété.

is devons noua laisser reprendre Fachoda par leE il n'y a aucun motif pour que nous ne leur céas en même temps Calais, qu'Us ont occupé t même Paris et bien d'autres villes où ils ont mdant près de quinze ans. 1

arrêtent les droits que leur libéralisme leur eotf \ la France 7

aous leur accordons Fachoda, qui nous garantit s nous réclameront pas Orléans, qu'en vertu du aisonnement les feuilles juives et huguenotes se- Bnues de nous conseiller de leur abandonner?

invite à leur livrer notre pays, sous prétexte que stitniions sont supérieures aux nôtres, est pleine d'originalité.

Au premier abord, il semblerait infiniment plus rationnel de tâcher d'imiter leur système et leurs mœurs politiques que de nous faire ainsi naturaliser en masse sujets de la reine d'Angleterre.

Mais les dreyfusards nous prouvent de plus en plus clairement qu'ils ne sont et n'ont jamais été que les agents de l'étranger.

Le jour où ils entendront le canon anglais bombardant nos ports de guerre sera le plus beau de leur brillante campagne.

Et si Tarmée allemande profitait de l'occasion pour franchir nos frontières, leur joie ne connaîtrait plus de bornes.

Car, pourvu que nous soyons obligés de renoncer à notre qualité de Français, il leur serait indifférent que nous passions sous le joug de TAllemagne, de l'Angleterre, de ritalie ou même de la Belgique.

Us ne seraient même pas précisément fâchés que toutes les puissances de TEurape se partageassent potre pays, dont les habitants pourraient ainsi choisir leur nationalité : les uns opteraient pour le roi Umberto ; les autres, pour l'empereur Guillaume; ceux-ci, pour Victoria ; ceux-là, pour Léopold.

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