II. — « Bouche-rœil » et « Bouche-conscience », du Syndicat
de trahison.
Nous avons méchamment et diffamatoirement accusé les feuilles qui, de l'état de liquidation judiciaire, sont ëubitement passées à la plus luxueuse situation, de de-
voir exclasivement cette prospérité momentaDée ant boache-rœil et aux bouche-conscience qu'elles tenaient de la libéralité du Syndicat de Trahison.
Les journalistes et les conférenciers, que ces imputa* tions de vénalité gênent sans doute, ont aujoard^hoi une magnifique occasion de les anéantir d'an seul coup.
C'est de protester contre Tillégalité de la revision par Ja Cour de cassation, comme ils protestent depuis un an contre le huis-clos des séances du conseil de guerre.
Car il n^ a, à cet égard, aucune controverse possible : le ministre de la justice a violé impudemment les prescriptions de la loi en s'emparant et d'une affaire et d'un dossier qui appartiennent sans conteste au ministre de la guerre.
Dreyfus a été frappé par la justice militaire.
Or, c'est du ministère de la guerre que relève la justice militaire, à laquelle Sarrien ni Brisson n'ont rien à voir.
Mais, objecteront ces deux fourbes, il s'agit aujourd'hui, non d'instruire le procès, mais de le reviser.
Autre escobarderie.
Il y a pour reviser les arrêts des conseils de guerre une cour spéciale qui s'appelle : le conseil de revision.