VI. — Reprise de la séance. — Déclaration de M. Brisson
A la reprise, M. Brisson monte à la tribune, où il apporte une très courte déclaration, qui est accueillie par des applaudissements et des cris très nourris de « Vive la République ! »
Le gouvernement, déclare M. Brisson, a délibéré sur la situation créée par la démission irrégulière que vous savez. {Applaudissements à gauche. Bruit sur divers bancs.) M, Lagasse. -— Irréguliére et révolutionnaire. (Bruit.) M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL. — Il a décidé de proposer dans quelques instants à M. le président de la République un décret par lequel sera nommé un ministre de la guerre par
ttift LIVRE PRUHIER
dtt eoDieil, qa'asBurémeDt votre parole & trahi votre p«ni H. Charles Bos. — Devant l'atteataUoQ de U. le préeid (In conseil et de M. le prËsident de la Chambre, je ne mi lieuB pal le mot c factieux >, mais je trouve extraordioi fu'un ministre de la guerre vienne donner sa dëmisï devant les représentants de la nation.
nous attendons du gouvernement des mesures énergiqi et nous lui demandons de s'inspirer de ce que faisait Convention a l'égard des généraux (£ruif] qui déoiaieDl rapr^matie du pouvoir civil, (UouvemeHts divers. Applaiii 3etntnts à l'extrême gauche.)
Après M. Bos, la parole est donnée à M, le comte it HuD, qui combat la demande d'ajournement de la dû' mssion,
— Au nom del'Ëglise, interrompt H. Cernaud.
H. dbMun. — Non, monsieur : au nom du pays Id entier.
11 est impossible que la Chambre se sépare sans avoir ifides eipticatioas nettes et précises. H faut savoir ce que Ir président du conseil fera des deux jours qu'il demande.
Après quelques mots de M. de Baudry d'Asson, M. di b Porte, président de la Gauche radicale, demande i> :Mtnre du débat.
Les représentants de tous les groupes du parti républicain, ijou(e-(-il, se sont mis d'accord sur une formule qu'il n;i |lus qu'& soumettre k la Chambre.