‹ Rochefort?Chapitre 36 sur 112 · X. — Intervention de M. Cavaignac · texte numérisé non relu

X. — Intervention de M. Cavaignac

La priorité ayant été réclamée poar le premier de ces ordres du jour, elle est combattue par M. Cavaignac, dont la venue à la tribune est assez fraîchement accueillie.

Les socialistes lui crient :

~ Expliquez-vous sur Tafâchage !

Mais M. Cavaignac n'entend pas cette mise en demeure. Tout de suite, il entre dans le fond de sa discussion.

M. GoDEFROY Cavaignac. — Il me semble que la lecture des ordres du jour montre l'inévitable nécessité d'un débat immédiat.

Je n'ai pas besoin d'affirmer ici la suprématie du pouvoir civil. Je l'ai affirmée comme ministre de la guerre...

M. Adrien Lannes de Montebello . — Vous avez affirmé aussi autre cbose : rauthenticité d'un (blutl,.. (Applaudissements et rires sur divers bancs.)

M. Godefroy Cavaignac. — C'est parce que je sais que je dois des explications à la Cbambre que je suis ici pour demander que le débat né soit pas ajourné. Je ne serai pas embarrassé de répondre, soyez- en sûr. {Applaudissements sur divers bancs,)

Je crois donc que la nature des ordres du jour déposés ndique la nécessité d'un débat immédiat.

Je n'ai pas besoin, ai-je dit, d'affirmer la suprématie du pouvoir civil, et je partage l'opinion qui a été exprimée sur l'irrégularité de la démission donnée à la tribune.

Mais il importe, vis-à-vis du pays, que nous ne sortions pas d'ici sans que ces questions aient été débattues et tranchées. (Applaudissements sur divers bancs.)

J'insiste donc pour la discussion immédiate.

M. Guieysse insiste en faveur du vote de Tordre du jour commun, parce que, dit-il, c les républicains sont unis contre les factieux ».

M. de Mahy vient alors proposer une addition ainsi

«\— jr'— T"^;^"! "T V' '— " 'f'jr^r^'^^-r'^v^-t^^.-^'r^^^^TfvV''r -i-

coDçue : c ...invite le gouvernement à mettre fin à la campagne dlnjures dirigée contre l'arméç. »

De son banc, M. Brisson dit :

Le gouvernement accepte l'ordre du jour et repousse toute addition. (Interruptions à droite.)

Mais M. de Mahy insiste, ce qui amène M. Sarrien à la tribune.

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