‹ Rochefort?Chapitre 45 sur 112 · IX. -^ Illumination de la Libre Parole · texte numérisé non relu

IX. -^ Illumination de la Libre Parole

Cependant, on a illaminé le balcon de la Libre Parole; des drapeaux sont déployés et agités; une bande de calicot portant Tinscription : A bas les Juifs! est également déployée.

Les cris sur le boulevard se multiplient et la foule augmente d'instant en instant.

M. Drumont, accompagné de M. Millevoye, arrive en voiture à neuf heures et demie.

Sur le seuil de la maison, un de ses amis Tembrasse.

Puis il parait au balcon au milieu de ses rédacteurs.

11 prononce quelques mots qui ne sont pas entendus ; il agite son chapeau, il agite une écharpe de député.

Les manifestants, qui n'ont pas quitté la place, malgré les brigades d*agents qui les refoulent sans cesse, lui font une chaude ovation, pendant que des feux de Bengale sont allumés sur le balcon.

Ce n'est que vers dix heures que la foule devient un peu moins compacte. Elle se disperse lentement et, une heure plus tard, les boulevards ont repris leur aspect habituel.

Outre l'arrestation de M. Martin, opérée à la terrasse de la brasserie de la Grande-Maxéville, onze personnes ont été conduites au poste pour refus de circuler.

Xir. — Demande de mise en liberté de Guérin.

Dans la soirée, MM, Drumont, Millevoye et le général Jacquey, députés, se sont rendus à la préfecture de police pour demander la mise en liberté de M. Jules Guérin.

En l'absence de M. Blanc, ils ont été reçus par son chef de cabinet, M. Pujalet, qui leur a déclaré ne pouvoir prendre aucune décision conforme aux désirs de ses visiteurs, le parquet étant saisi.

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