‹ Rochefort?Chapitre 48 sur 112 · I. — Boule-de-Juif, le Chambardeur · texte numérisé non relu

I. — Boule-de-Juif, le Chambardeur

Pour se faire une idée de la haute moralité et du républicanisme du défuntcabinet Brisson, il suffit d'examiner un peu attentivement le scrutin qui l'a renversé.

Parmi ceux qui ont, par leur vote, essayé de repêcher

Ironve (ouh les panamisles ayant bénéficié

qaittemeDt ou d'une ordonnance de nan-

t qnelques-nns soiit encore tout p&les de

ante villégiatare à la Conciergerie et sur le

ses.

s également en faveur du ministère Srey-

tins de quelques phospLateux, que l'aus-

alubre Brisson n'aurait certaine m eut pas

urs différents commerces.

air le Chambardeur a été malbenreuse-

à son cher Syndicat par les électears;

I culbutés d'avant-hier auraient obtenu

plus, laquelle d'ailleurs n'aurait conlii-

léahonorar davantage.

it été écrasés dans la Chambre, qui a re-

lasauts, et dans la rue, où ils n'ont pas

montrer, les lascars du dreyfnsisme comp-

nt se rattraper, aujourd'hui même, devant

assation, devenue leur seul espoir et leur

l'voie de Vaillant, Ravachot, Heori et Caaerio.

étendus révolutionnaires allemanistes et |ui ont toujours fait profession de haine t pour la magistrature, qui a rejeté les aillant, de Ravachol, d'Emile Henry et de sont à tendre vers elle une maîa sup-

essé de crier sur tous les toits que lei^ la cour suprême étaient des prévarica* ons, des pourvoyeurs d'échafauds, elles )lient ces misérables de ne pas leur retirer bouche, en leur refusant la revision du Itre.

draient tous les journaux qu'on brAlait Ilots, si les reviseurs du Palais de Justice l'il n'y a pas lieu de reprendre l'aiTaire et

T'iT^'^s^' N iT'-"

que Dreyfas, étaat à Tile da Diable, continuera à y séjourner?

III. — Arguments d*uhe force à soulever trente-sept millions.

Par bonheur pour les salariés de la juiverie roihscbildienne, Brisson, avant de passer par la fenêtre pour aller s'abattre sur le pavé, a laissé en guise de testament ses instructions au fidèle Manau .

Tout en fuyant, le vieux Parthe de l'Intérieur a planté cette dernière flèche au cœur du pays.

Le coup a été d*ailleurs si habilement monté entre lui et ses complices en jupons^ que seuls les souteneurs du traître auront la parole.

D'abord M* Mornard, Tavocat de la famille, qui na» turellement prouvera clair comme le jour au président jnif Lévy, dit Lœw, que ce Dreyfus est la fine Heur de la loyauté et du patriotisme.

Après quoi, Manau et Bard, accourant à son secours en qualité de procureur général et de rapporteur, concluront, par ordre, à la revision, au moyen d'arguments d*une force à soulever trente-sept millions, comœe si de rien n'était.

Ces trois orateurs étant seuls admis à parler et aucun contradicteur n'ayant le droit de leur répondre, les i|uatorze figurants, qu'on aura habillés en juges pour (a circonstance, s'empresseront d'opiner de la toque.

De sorte que, dans une question où le sort de la France est en jeu, elle ne sera même pas autorisée à se Ure représenter à ce stupéfiant débat I

Devant les attaques immondes dont elle va être 'objet de la part des gredins qui rêvent de la livrer à 'Allemagne, elle restera sans défense et sans défenseurs.

Page 1