IV. — Infâmes bonnets carrés, larbins de Brisson
Et ces infâmes bonnets carrés s'imaginent que la bute de Brisson, leur maître^ n'entratnera pas leur
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chute à eus, qui n'ont été dans cette bideuse intrigue que ses employés et ses larbins 1
Eb bienl qu'ils osent s'associer à la trahison méditée par leur patron, maintenant réduit à 1'
Qu'ils décident demain que l'encag ramené ici, pour y comparaître à nouT gnerre.
Ils connaîtront bientôt l'assourdisseï que la population leur réserve.
Mardi, les agents de police, cuirassie nicipanx ont été débordés partout.
Or, le départ de Brisson était à peim l'arrivée de Dreyfus.
Brisson a été conspué. Lui, sera lync
11 le sera aux cris de : « Vive l'armëf les traîtres ! »
Mais ce ne sont pas ces clameurs qui mori plus doace. A.u contraire.
Audience du 27 octobre de la Chambre crlmiaelle de la Cour decassation. — Lecture du rapport du conseiller Bard.
Le suprême argument de Rochefort contre la réhamutation de Dreyfus, sa dernière cartouche, était la colère de la rue.
Cette colère de la rue était un effet de l'art.
En effet, Tart de mentir n'avait jamais été poussé
EIos loin que durant les douze mois gui venaient de écouler.
Généraux et magistrats avaient menti.
La ligue antisémitique, Boubou avec Barbe-à-Poux^ frétendait faire mentir également la foule, la rue et 'atelier.
Mais cette dernière tâche était au-dessus des forces^ les maîtres du mensonge.
Jaurès avait parlé.
La himiëre avait éclairé la foute des travailleurs.
Elle avait dissipé les ténèbres du mensonge, que propageaient quotidien oement l'Intransigeant et la Libre Parole.
Aussi la dernière cartouche de Rochefort était-elle € sans balle ». C'était une amusette dernière du vieil enfant, qui, dupe de son imagination extravagante, croyait peut' être lui-même à son eMcacité!
Le surlendemain de la rentrée du Parlement et de •la démission du ministère Brisson, le 27 octobre, avaient commencé au Palais de Justice les délibérations de la Cour de cassation sur la revision du procès de Dreyfus.
Voici le compte rendu de l'audience du 27 octobre, tel que le publia le Malin du 28 sous la signature « Gaston Leroux »