I. — Préliminaires àe l'amiiettce
Les grilles du Palais de Justice étaient, hier, plat closes encore qne lors du procès Zola, de tumultuensa mémoire.
Oa craignait les manifestations les plas belliqneoseï et les plus contradictoires.
En réalité, il n'y a en que quelques cris poussés dans les couloirs.
Le stieuce s'est vite rétabli.
A l'iatérieur de la Cour de cassation, le calme le ploa absolu u'a cessé de régner, et c'est bien là que l'on aurait pu constater que toutes les passions viennent s'éteindre au seuil de cette haute juridiction, où des magistrats à tète blanche sont chargés de dire le dernier mot danslesquestionsqui touchent à la justice des hommes.
On n'était pas moins pressé, hier, à la Cour de cas-: salion qu'on ne l'était, il y a quelques mois, à la Cour! d'assises. !
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Les places s'y disputaient avec le même acharnement, et, cependant, durant les cinq heures d*audience, nulle manifestation intempestive pour ou contre une opinion à défendne ou à attaquer ne se produisit.
Geax qui sont divisés sur la nécessité de la révision étaient là, côte à côte ; ils ont écouté.
Toute passion paraissait 8*ètre tue ; il semblait n'y avoir de place dans cette enceinte que pour l'argument.
On l'a entendu, cet argument, avec un grand recueillement chez les uns, avec une visible stupéfaction chez les autres, tomber de la bouche de M. le conseiller Bard.
Quel roman inoubliable que celui que nous avons entendu hier! On en connaît les principaux chapitres.
Il en est d'autres, cependant, inédits, qui ne sont point des moins curieux et qui jettent un jour singulier sur cette affaire.
Ceux-là, nous les donnerons quasi in extenso.
Quant aux autres, nous les résumerons le plus rapidement possible.