‹ Rochefort?Chapitre 65 sur 112 · XXXVI.— Interruption de la lecture du Rapport Bard. — Levée · texte numérisé non relu

XXXVI.— Interruption de la lecture du Rapport Bard. — Levée

de l'audience.

On interrompt ici la lecture du rapport, et l'audience est levée.

U sortie s'est effectuée sans tumulte, dans une sorte ie recueillement, dans la discussion relativement paisible du rapport de M. le conseiller Bard, dans lequel on ^ plaît généralement à reconnaître une grande sincérité, ûoe entière bonne foi, en même temps qu'une logique ^68 plus serrées.

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on le sait, d'avoir été frappé, place de la Concorde, par des citoyens qai poussaient les cris, nullement séditieux, de : « Vive l'armée ! A bas les traîtres ! »

Mais il ne peut nier, qu'avant d'être frappé, il avait commis l'inexcusable imprudence de sauter à la gorge des manifestants, sans avoir eu la précaution de leur exhiber son écharpe, insigne de son autorité.

Ce simple fait, aujourd'hui hors de doute, aurait dû engager le procureur de la République à examiner de très près, avant d'y donner suite, la plainte dont il était saisi contre notre ami Guérin.

Cet examen s'imposait d'autant plus que ce magistrat savait, et par nos démarches, et par les récits formels des journaux, que Guérin était parfaitement innocent de ce dont l'accusait M. Leproust.

En admettant même qu'il conservât quelques doutes, son devoir était, après avoir remis les inculpés en liberté provisoire, de procéder à une enquête minutieuse et de ne point ajouter une foi absolue aux dépositions par trop intéressées du plaignant et de ses subordonnés.

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